Comment arrêter une SARL qui fonctionne plutôt bien ?


(florian ) #1

Bonjour,

Je me permets de venir poser des questions ici car je n’ai pas de conseils dans mon entourage. J’ai une entreprise depuis 10 ans, nous sommes deux associés à 50/50 en SARL au capital de 20 000€.

L’entreprise est viable, avec un chiffre d’affaire stable de 330 K€, des résultats d’envions 30K€ stable, environs 65K€ de placements, un fond de roulement d’environ 10K€, capitaux propre de 187K€.

Je suis au bout, je n’ai plus envie de continuer même si cette entreprise fonctionne. Je souhaite tous simplement arrêter car je ne vais pas avoir la patience d’attendre de trouver un repreneur, de plus l’entreprise n’a pas de salariés, donc aucune valeur sans les associés. J’aimerais savoir en cas d’arrêt de l’entreprise comment cela ce passe et ce que l’on peut récupérer (trésorerie, placement, stock).

Nous n’avons pas de dette en banque, les seules dettes sont les encours fournisseur qui seront bien évidement soldés si nous arrêtons.

Merci de me donner vos avis, je suis preneur de tous conseils.

Florian


(Vincent BILLETTE) #2

Bonjour,

Cela se fait en deux temps (on peut détailler si vous voulez, précisez en ce cas lien de famille entre associés et régime fiscal de la société SVP) :

1 - dissolution ;

2 - liquidation et partage de l’actif net entre les deux associés.

Cela étant vous ne choisissez pas la bonne option amha et vous aurez tout intérêt à plutôt vendre à un repreneur…


(florian ) #3

bonjour,

il n’y a pas de liens de famille entre nous, nous sommes en sarl a IS avec capital 20k à 50/50

J’en suis pleinement contient vendre l’entreprise serait plus rentable mais nous nous sommes tellement spécialisés dans une niche de sur mesure, et avons cette réputation fort que cela ne correspondra pas à un profil purement commercial ou purement artisan. ce qui en fait notre force c’est notre complémentarité.

à savoir, nous entretenons de tres bonne relations, mais nous n’avons simplement plus les mêmes envies. Lui souhaite continuer comme cela, moi souhaitant d’avantage développer.

de mon coté, plus de motivation, il est temps de passer a autre chose. J’ai peur qu’en restant en l’état, la qualité de mon travail s’en ressente et je préférerai donc partir sur du nouveau.

J’imagine que sur les placement, stock et autre il y aura la case imposition :wink:

merci de votre écoute et conseils

florian


(Vincent BILLETTE) #4

Et lui, il n’est pas prêt à continuer seul ? Ou avec un tiers ? Pourquoi ne pas envisager plutôt la cession de vos parts ?

Une dissolution liquidation, si on tient compte des honoraires du rédacteur, comptez 2 000 à 2 500 € de frais + imposition immédiate des bénéfices et plus-values non encore taxés (et liquidation de la TVA).


(florian ) #5

Je ne sais pas si il souhaite poursuivre seul. je vais lui en parlé mais grosomodo, une fois tous régler, il ne restera rien si je comprend bien?


(florian ) #6

il me faut faire expertisé cela car nous avions acheté le fond de commerce 98K il y a 10 ans. et franchement je suis pas expert en fiscalité.


(Vincent BILLETTE) #7

Si vous l’avez acheté et non pas créé c’est donc vendable !

Je ne suis pas votre conseil et si je l’étais je me plierais évidemment à vos souhaits ; mais je ne me dispenserais pas de vous dire que la solution la plus logique et la plus intéressante financièrement c’est de vendre…

Aucune idée, je ne connais pas le dossier… mais tant en ce qui concerne le profit subsistant pour vous que la taxation, la cession soit des titres soit du fonds est clairement la solution la plus intéressante ! Tout ce que vous auriez à payer c’est les droits d’enregistrement et l’impôt sur l’éventuelle plus-value (sous réserve que l’on ne soit pas exo…) et surtout le prix inclurait la valeur de la clientèle… si on dissout la clientèle est évidemment perdue.


(Karim) #8

Je ne suis ni expert comptable ni juriste, il y aura sûrement une erreur de calcul, mais si je fais un petit calcul rapide entre les placements et capitaux propres, c’est 125k€ (Mais quel que soit votre décision, vous les récupérerez, au moins en valeur brut) et l’estimation à la louche de votre part sur la valeur de l’entreprise (méthode DCF) c’est entre 100 et 200k€ (C’est plus là dessus que se joue votre décision).

Je rejoins Vincent, Après 10 ans d’investissement personnel, c’est dommage.
3 ou 4 semaines de congés pour souffler et repenser à la cession de vos parts serait peut être utile.
Faudrait pas qu’une grosse fatigue morale conduise une décision que vous pourriez regretter quelques temps après.


(florian ) #9

Bonjour, oui j’en suis contient, effectivement peut être trop la tête dans le guidon.
Il est évident que la meilleur solution serai la revente surtout que cette entreprise dispose d’une solide notoriété et surtout existante depuis 1953. Mais en contre partie j’ai fais l’erreur de ( trop ) spécialisé l’entreprise, avec des compétences reposant juste sur les associés.
Merci votre analyse complètement juste, je sais que m’a demande n’est pas classique de souhaité arrêter une entreprise en pleine forme économiquement.
effectivement avec les années une fatigue s’installe.


(Karim) #10

L’entreprise jouit d’une notoriété et a 65 ans… ce n’est pas rien.
Et avez je pense, un portefeuille client intéressant.
Ces 2 points me semblent bien plus importants.
Les compétences, ca se transmet.

Le Medef en région qui est très TPE, PME et artisant (rien à voir avec l’image renvoyée par ses représentants TV) pourra sûrement vous aider à voir plus clair.
Essayez au moins d’allez voir ce genre de structure avant de prendre une décision.
Parce que là vous êtes prêt à faire une croix sur l’équivalent d’un appartement en terme de valeur (ça vaut le coup de réfléchir une 2eme fois et essayer de pas laisser passer ceci).

Vouloir arrêter est tout à fait compréhensible, il y a eu quelques artisans et commerçants dans la famille… ils ont tous arrêtés, sauf 1, après quelques années (aucun n’a déposé le bilan, juste raz le bol).


(florian ) #11

Bonjour

Oui je vais essayer de réfléchir à la transmission, je sais qu’il serait dommage de fermer une entreprise avec cette réputation. Malheureusement selon mon point de vu, je trouve que l’on démotive les entrepreneur. Le système est trop compliqué à ce jour pour les petites entreprises. La paperasse est envahissante, je passe presque plus de temps à faire des choses complètement inintéressantes plutôt que me consacrer à 100% à mon activité. Je suis passé d’un effectif de 4 personnes a 2 avec maintien du C.A. Aujourd’hui je reste persuadé que les petites structures sont fragilisé par les NORME, le social, la paperasse… Une petite entreprise reste toujours fragile, même si elle dispose d’une bonne réputation, avec une bonne gestion. Nous sommes constamment sur des choix difficiles avec peu de moyen financier pour développer son affaire et surtout si l’on souhaite être sérieux et pérennisé l’entreprise.
Je n’ai que 35 ans, 10 ans a mon compte et je vois pas ou sont les solutions ou clés de développement pour une entreprise travaillant très rigoureusement.
Il est évident que je déposerai pas le bilan pour une faute de gestion, une rémunération trop forte car nous mettons tous dans notre petite TPE. Le plus dur a vire je trouve c’est le manque de récompense par rapport au travail que cela représente avec la prise a coeur de chaque projets.


(Karim) #12

Avez pensez aux externes a temps partagé ?

Secrétariat, RH, comptable, DSI, autant de métiers où vous n’avez pas besoin de personnes à temps plein.

Des entreprises sont spécialisées permettant ainsi d’avoir quelqu’un pour l’équivalent de quelques jours par mois.

C’est une solution


(Konta) #13

Non il ne restera pas rien si vous arrêtez, mais il ne restera pas grand chose une fois tout vendu si vous cessez d’exploiter votre fonds de commerce sans le vendre.
La différence entre les capitaux propres du dernier bilan et ce qu’il reste dans la caisse une fois tout l’actif liquidé et les dettes est taxé au taux normal de l’IS, environ 30%
La différence entre votre prix d’achat des parts et ce que vous toucherez sera taxé à 30%, soit environ deux taxations successives à 30%, soit 51%. (100 taxé à 30% reste 70, 70 taxé à 30% reste 49)
Il y a en plus un droit de partage de 2.5%, qu’on peut dans une large mesure diminuer voire supprimer en s’y prenant intelligemment (dividendes, acomptes sur liquidation, rester dans l’indivision à la cloture de la liquidation sans partager, verser les sommes sur un compte indivis et partager sans acte, etc.)


(Xavier Delaunay) #14

Arrêter une entreprise qui arche bien a (de manière un peu rapide je l’avoue) un avantage;

C’est facile (vous faites gérer ca par un expert-comptable et avocat) vous touchez les sous et basta…
il faut quand même que votre associé soit ok car cela relève d’une décision qui l’engage. (je pense qu’il faut les 2/3 pour dissoudre une sarl mais je n’ai pas vos statuts).

La transmettre peut vous rapporter plus et vous laisser en plus la satisfaction d’avoir donné une opportunité à un entrepreneur de se lancer ou de se développer (pour pouvez vendre à une entreprise en croissance externe). Mais c’est plus de travail et … une nouvelle énergie aussi non ???

je lis que vous êtes sur une niche très pointue. êtes vous si sûr qu’il soit impossible de trouver quelqu’un qui prenne la relève apprenne le metier ??

Il me semble que le travail à effectuer est :

  • voir avec votre associé si lui ou elle ne veut pas reprendre
  • si non lui céder au moins un chouiya pour qu’il devienne majoritaire lors de la cession
  • faire une expertise des compétences requises pour la suite et lancer si c’est ok un chasseur spécialisé en chasse d’entrepreneur (pas de salariés)

l’enjeu n’est pas technique il est humain.


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