Conseils/Astuces pour SASU ?

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(lep) #1

Hello,

Je suis en train de chercher des informations (prix, etc.) pour créer/gérer voire clôturer une SASU (benh oui faut essayer de tout prévoir ;)) sachant que les 6 premiers mois voire un an je pense, je vais faire des cacahuètes parce que je donnerai peut-être juste des petites formations afin de me consacrer à de la R&D pour ensuite réellement démarrer une vraie structure pour postuler à des concours d’innovation. Je ne compte pas me verser de salaire donc ce sera 100% dividendes sachant que vu le CA dégagé il y en aura probablement pas non plus.

Dans ce cas de figure, avez-vous des conseils/astuces (ne vous inquiétez pas de dire des bêtises je prends tout avec des pincettes de toute façon), par exemple est-ce que ça sert que je prenne un comptable pour ne pas faire grand chose, si oui maximum combien ça va me coûter ? Ou pour la protection des biens personnels (immobilier,…) etc.


(Vincent BILLETTE) #2

Bonsoir,

La SAS est une vraie structure… Je ne comprends pas bien ce que vous voulez dire…

Je le conseille toujours. Et je le conseille encore plus si vous êtes sur une SAS IS.

Cela étant, y a pas que la SAS dans la vie… :wink:


(lep) #3

Oui désolée par vraie “structure” je ne voulais pas dire au sens juridique mais dans le sens une entreprise qui tourne vraiment avec des salariés, des clients, un CA touti quanti :slight_smile:

Mon besoin dans un premier temps c’est juste d’avoir une identité d’entreprise pour commencer à discuter avec des partenaires potentiels.

Concernant le choix de la SASU c’est bien réfléchi pour une société innovante / startup et ça évite le fameux R S I même si c’est vrai qu’il faut payer plus en charge salariale mais je vais au démarrage avoir 0 de salaire que des dividendes :slight_smile:


(Vincent BILLETTE) #4

Sauf que le RSI n’existe plus depuis le 1er janvier…Donc chercher à éviter ce qui n’existe pas c’est ballot.

Je vous invite à la prudence. Tout le monde dans le milieu des startups fait de la SAS en oubliant l’EI et la SARL. Résultat : on se retrouve à l’IS…

Bref, mon premier conseil c’est de réfléchir au choix de la structuration avant de partir bille en tête sur la SAS. Attention, je ne dis pas qu’il est mauvais, je dis juste que c’est un tort de le choisir a priori sans réfléchir aux autres possibilités.

Il y a peu, un prospect lors d’un entretien m’a demandé : “si j’étais votre fille, vous lui conseilleriez quoi ?” ; j’ai répondu que je n’avais pas tous les éléments pour répondre mais que je lui conseillerais de ne pas avoir cet a priori “pro SAS”… et de penser à un démarrage en IR.

S’agissant de votre autre question sur la protection des biens personnels ben… tout dépend déjà de ce que vous avez à protéger (merci Captain Obvious) ! Cela étant vous parlez d’immeuble, j’en conclus que vous êtes proprio de votre logement. Si vous partez en SAS/SARL pas de souci, il est protégé. En EI/SNC, vous pouvez faire une déclaration notariée d’insaisissabilité, c’est efficace et pas très cher.


(lep) #5

Je n’ai pas fait de choix a priori. J’ai déjà eu une société et été indépendant il y a très longtemps (avant même la bulle de l’an 2000 c’est tout dire).

Quant à la disparition du RSI ça c’est sur le papier, les fusions informatiques c’est toujours hmm hmm j’ose pas dire le mot :wink:

Merci pour les conseils complémentaires ci-dessus, cela reste utile.


(Frédéric Libaud) #6

Personnellement, je considère que la SAS/SASU permets de mettre en place de façon plus souple des statuts, d’autant plus avec un capital variable.
Ce qui permets également de passer de SASU à SAS facilement, selon mes informations.
C’est exactement le type de statuts qui permets l’entrée de nouveaux associés ou la sortie d’ailleurs de façon la plus souple. Les autres statuts n’en déplaise aux juristes, sont plutôt contraignants à mon sens…
Quand aux RSI devenue le SSI et rattaché au régime général il existe toujours finalement. Pour l’instant les remontés sont peu nombreuses mais, les problèmes et autres dysfonctionnement persistent quand même.
Et c’est logique car fusionner des systèmes IT très différents est une tâche complexe… surtout pour les URSSAF.


(Vincent BILLETTE) #7

Bonjour,

Non, non, non et re-non. L’utilisation des clauses de variabilité du capital dans la plupart des sociétés est à déconseiller avec l’énergie la plus furieuse sauf dans des cas très spécifiques comme certaines sociétés d’investissement (ou des coops, forcément).

[mode autopromo on/]
https://www.village-justice.com/articles/SCI-capital-variable-revue-detail,25024.html
[mode autopromo off]

J’ai pondu ça pour les SCI mais la conclusion reste valide pour une SAS.

C’est pas plus difficile en SAS à capital fixe…

Pour autant que je sache il n’est pas rattaché du tout au régime général ; croyez bien que je ne demanderais pas mieux… Il n’y a pas de soucis pour les créations de structures. C’est pour les dossiers existants qu’il peut y avoir des problèmes.


(Xavier Delaunay) #8

Bonjour
Les statuts, régimes sociaux etc se voient une fois le projet économique défini et viennent à son service.

Or, celui ci doit en lien avec les compétences et aspirations du créateur.
Démarrer par des questions de statuts un projet entrepreneurial revient à se demander quelle voiture on achète alors qu’on pas le permis de conduire, qu’on ne sait pas où on va, quelle utilisation on veux en avoir …

cela fait marcher les vendeurs de voiture (et autres) mais pas le tien.

Donc :
si tu dois facturer des trucs en attendant d’avoir un projet sur lequel tu t’investi à fond, fait du portage salarial ou du régime micro (ex autoentrepreneur) mais tu ne met pas gérant ou Président d’une structure qui va te coûter du temps, de l’énergie et de largent sans avoir validé comment mobiliser les ressources nécessaire (temps, énergies, compétences, moyens techniques et financiers, …)

voili :

Un diagnostic de tes potentiels et aptitudes entrepreneuriales, même de 2 h est la base de tout bon départ entrepreneurial.

Bonne rentrée !
Xavier


(lep) #9

Effectivement c’est ce que j’avais compris aussi: j’ai croisé pas mal de gens qui ont créé une SASU pour ces raisons, et j’avais les mêmes.


(lep) #10

Je suis dans le cas contraire de ce que vous dites, je n’ai peut-être pas été assez explicite, j’ai en fait un projet, il est innovant, ça fait plus de 6 mois que j’étudie la faisabilité, maintenant que j’en suis sûre et que j’ai une vision à court, moyen et long terme voire même très long terme, j’ai décidé de créer cette entreprise. J’ai déjà été entrepreneur dans les années 95-2000, je ne suis donc pas un jeune écervelé de première date je connais déjà mes forces et surtout mes faiblesses :wink:


(Xavier Delaunay) #11

ahhh ! OK !!

petite déformation professionnelle de mon côté

trop de projets d’entreprise et trop peu d’entrepreneurs par les temps qui courent…

si votre projet est d’envergure l’appui d’associé et d’investisseurs n’est il pas inéluctable ?? donc SAS (même avec associé unique au départ, avec tous les fonctionnements “pré-installés” plutôt que SASU ?

par ailleurs, je lis que l’entreprise ne gagnerai pas de sou et viserai des ressources via les concours. Bien sûr il ne faut pas passer à coté de cela mais … le client est la finalité de toute entreprise !
N’avez vous pas à prendre soin de votre appétit (perso, pro, financier, …) pour rechercher plus la réussite que la protection ?
xavier

:wink:


(Vincent BILLETTE) #12

Vous avez donc une expérience de la chose, ce qui est un plus, mais l’environnement a changé depuis… l’autoentrepreneur n’existait pas alors, par exemple ; et la SAS était inaccessible au commun des mortels avant 1999 (je me souviens quand j’ai fait ma première en 2001, personne ne savait comment s’y prendre :grin: ).

A ce stade je ne puis pas vous dire beaucoup plus de choses que dans mon 2d message. Je ne sais même pas si une société est judicieuse.


(lep) #13

Eh bien autoentrepreneur c’était bien au début mais apparemment c’est devenu “pigeon vole” selon l’inventeur même de ce statut :slight_smile: https://www.youtube.com/watch?v=g2iPb62Ca-s

Clairement ce n’est pas adapté dans mon cas, j’ai notamment des frais de R&D et je vois mal demander de lever des fonds d’innovation en tant qu’autoentrepreneur :wink:


(lep) #14

Le projet est d’envergure parce qu’il attaque un problème énorme de l’informatique IT: les gros projets de x dizaines de millions d’euros qui foirent (faut pas croire au passage que ce soit uniquement sur les grands projets publics, sur les privés aussi mais ça ne se sait pas) :slight_smile: Mais je suis à l’étape 0, je sors tout juste de la phase de faisabilité technique après 7 mois (oui je vend pas du vent), maintenant que j’en suis sûre, je dois développer un/des produits / services ou démos tangibles parce que je m’adresse à des professionnels qui forcément sont des sceptiques par nature (pour ceux qui connaissent quand nodejs est sorti personne n’y a crû :wink: ce que je fais ça va révolutionner la manière de travailler - genre le docker du process agile - mais évidemment quand les gens ont toujours fait d’une certaine manière ils ne voient pas de raison d’en changer sauf au bout d’un certain temps quand ils s’aperçoivent que le concurrent fait plus vite et de meilleure qualité).

Donc quand je dis que l’entreprise ne gagnerait pas de sou, évidemment qu’elle va en gagner mais pas avant que je n’ai fabriqué au moins un prototype crédible sinon je vendrai rien.

D’ailleurs je ne cherche pas à faire concurrence mais à aider des partenaires dans la formation et la prestation de services qui veulent assurer une vraie qualité, productivité à leurs clients notamment grands comptes (et aussi startupers) et pas juste des slogans agiles qui ne valent pas grand chose, il est trop prématuré encore pour que j’en parle, je montre des bribes de temps en temps mais rien de spectaculaire, ça demande pas mal de développement mais tout est dans ma tête.


(Vincent BILLETTE) #15

Si vous êtes sur des levées de fonds, la société est difficilement contournable ; ensuite le choix entre SARL/SAS sera fonction des souhaits de vos investisseurs… le choix par défaut étant néanmoins souvent la SAS quand on a cela en tête, oui.

Réfléchissez tout de même à une option IR à la constitution… et pour répondre à votre question initiale, un expert-comptable vous sera d’une aide précieuse pour déterminer si une telle option est judicieuse ou pas. :wink:


(lep) #18

Merci pour les conseils, j’ai déjà eu des comptables dans le passé, il y en a eu des biens et des moins bien, c’est toujours un peu le loto … comme dans l’informatique. Un par exemple me conseillait d’embaucher des handicapés pour toucher des primes et ensuite au revoir, quand il a vu ma tête, il s’est ravisé, c’est vrai que je cherche des astuces mais jusqu’à une certaine limite quand même :slight_smile:


(Xavier Delaunay) #19

Merci de ce retour !
:wink:
Je suis pas sûr de comprendre le business model, mais la n’est pas la question initiale (Vous posiez la question des statuts) et cela ne se résout pas par mail.

Il me semble maintenant qu’il y a 2 cas pour un projet à fort potentiel.

1/ Il répond à une attente solvable (conscience du besoin par les clients, volonté et décision d’acheter) il vous faudra vite vous entourer d’une équipe d’exécution super efficace pour saisir les opportunités avant que d’autre vous chipent le filon.

C’est la vie de notre économie de marché qui s’essoufle, dès qu’un business est avéré, nombreux se jettent dessus. ! Or, les plus gros acteurs qui ont des moyens de “transformer” peuvent aller plus vite et plus fort s’ils ont conscience de la pépite. Normal.
Vous avez alors besoin d’une super équipe en mode Exécution

2/ Il répond à une attente qui n’est pas encore solvable (le besoin est réel mais les client ne sont pas conscient ou n’ont pas décidé de faire des choix, consacrer des budgets en faveur de sa résolution et l’adoption de votre solution qu’il ne connaissent pas de toute façon …).
Cela va coûter beaucoup de temps, d’énergie, de talents pour convaincre le marché de changer (personne n’aime changer et tout le monde reçoit quantité d’offres pour changer …).
Or, les gros acteurs (qui sont plus souvent des managers que des entrepreneurs-risqueurs) laissent ça startupeurs pour les racheter à bon prix (surtout s’ils s’y sont mal pris au départ et qu’ils n’ont plus un rond) dès que le travail de validation marché est fait.

Vous avez besoin alors d’une super équipe en mode Conception et marketing

Dans les 2 cas, il vous faut :

  • soit mobiliser une équipe, ce qui suppose des moyens financiers et managériaux, donc une structure (société, scop, association, …) donc des financements du BFR ou des pros super bons dans leur taf qui acceptent de bosser gratos pour le projet (en échange de quoi ???)
  • soit vendre le concept (est ce vendable tant que le marché n’est pas avéré par du CA véritable ?) à un acteur qui met les moyens.
  • Soit trouver des associés et financeurs qui vous complètent pour attaquer le marché sans vendre le concept.

=> votre enjeu me semble donc de savoir si vous êtes le super Manager leader qui va recruter et booster ses équipes (là il faut une SAS pour mobiliser tous ces moyens) ou le Vendeur-expert super légitime qui va vendre le projet à ceux qui vont y risquer temps, talents et argent (Pas besoin de société pour ca, une EI suffit puisque vous n’assumez pas le risque)


(lep) #20

Je le connais l’attente solvable: j’ai moi-même eu ce besoin en trempant sur des projets de plusieurs dizaines de millions d’euros de budget. L’opportunité en ce domaine c’est un océan infini il y a de la place pour tout le monde et mon business model c’est de surtout pas de me mettre dans la mêlée de tous les cabinets de conseil et société de formation mais d’en faire des partenaires parce que je serai positionnée en tant qu’éditeur de logiciel et de conseil auprès d’eux uniquement pour leur apporter de nouvelles opportunités. Dans un marché par exemple du management où les clients US et UK commencent à s’apercevoir que l’Agile c’est encore des slogans (50% de CIO dans un sondage UK estime que l’agile ne tient pas ses promesses et 75% qu’ils ne sont plus prêts à soutenir cette démarche) :slight_smile: je ne propose pas du vent mais des meta-outils qui permettront de réellement transitionner vers l’agilité basé sur des principes éprouvés qui viennent de Deming celui-là qui a enseigné la Qualité aux Japonais et à Toyota (eh non ce n’est pas parce que c’était des fourmis travailleurs qu’ils sont devenus des maîtres de la Qualité et de la Productivité après-guerre), que je connais mieux que quiconque parce que j’ai eu l’occasion de discuter longuement avec un de ses élèves et ami qui avait traduit ses ouvrages en français. Bref j’ai une légitimité, des meta-outils, un marché énorme qui s’ouvre largement à l’international, je ne suis pas pressée, je suis pour le slow start (Google, Amazon etc sont loins de s’être bâtis sur un ou 2 ans mais bien sur 5+ années), et ce genre de tendance ça se fabrique sur plusieurs années, en attendant je vais utiliser moi-même ces outils pour les mettre encore mieux au point sur des formules de formations innovantes pour montrer des exemples d’usage. J’irai vite si des partenaires intéressants se présentent de suite sinon je prendrai le temps de chercher. Je compte d’ailleurs plus sur des partenaires US que sur des partenaires français vu la mentalité “oui mais…” c’est pour ça que des innovations comme docker sont allés voir aux US la France a encore laissé échappé des talents comme on dit - ceci dit j’essaye de ne présager de rien en la matière peut-être que ces dernières années l’innovation logicielle leur parle un peu plus en France que pour une boîte de conserve :wink:

Et donc au passage je prépare l’écriture d’un ouvrage … en anglais cela va de soi, le français viendra après dixit plus haut.


(Xavier Delaunay) #21

bon parcours de réussite !


(lep) #22

Merci, je suis hyper risque averse, donc ça n’est pas venu en 1 jour ni en 1 an ça fait 1 bonne dizaine d’années que je cogite, donc maintenant je suis sûre de ma vision aka de ma capabilité à le mener à bien, la seule variable d’ajustement sera le temps mais comme je l’ai dit je prendrai le temps nécessaire, rien ne m’arrêtera :wink:


Proposé avec ❤️par Camille Roux