Je quitte ma startup !

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(Thomas) #1

Salut à tous,

J’ai monté, en 2015, une startup avec un ami. Il s’agit d’un média online qui a rencontré un certains succès d’audience mais pour lequel nous ne sommes jamais parvenus à trouver de modèle économique. Nous avons fait le dos rond, investi toutes nos économies mais la situation financière n’étant plus tenable, j’ai dû me résoudre à reprendre un boulot. Mon associé, lui, continue de bosser sur le projet.

Cela fait quelques mois, déjà, que j’ai pris mes distances et l’associé en question me presse d’officialiser mon départ pour ne pas bloquer l’évolution de la boîte, ce que je trouve tout à fait normal. Je souhaite faire ça proprement mais ne sais pas vraiment quelles solutions s’offrent à moi… Concernant la répartition des parts, nous étions à 42% pour moi, 58% pour lui. Je pense que partir en gardant 5% des parts peut être la bonne option mais mon associé s’étant déjà comporté de manière un peu limite, je me méfie.

Comment puis-je me protéger si j’opte pour l’issue décrite ci-dessus ? Y’a-t-il des risques à anticiper ? Je crains, par exemple, que juste après mon départ, mon associé ait par exemple prévu de faire racheter la boîte pour 0 euros par une connaissance, et que mes parts soient alors réduites à néant… Désolé par avance si ce raisonnement apparaît illogique ou naïf, je ne suis pas familier des manœuvres entreprenariales.

Grand merci d’avance pour votre aide, à votre dispo si vous avez des questions !


(Vincent BILLETTE) #2

Bonjour,

Ce n’est ni illogique ni naïf, c’est hélas courant.

En principe, une cession du fonds de commerce signifie la fin de l’activité. Ce qui implique selon la jurisprudence une décision collective préalable approuvant la cession aux mêmes règles de majorité qu’une dissolution. Autant dire qu’avec 5% vous n’aurez aucun poids.

Cela étant une cession à vil prix serait attaquable. On sait faire. :grin:

Je vous le dis franchement : je ne vous suis pas. Quel intérêt ?


(Stéphane Persello) #3

Je suis assez d’accord, quel intérêt de garder des parts là où vous ne serez pas désiré. Déjà quand tout se passe bien entre les associés la plupart du temps ça rapporte pas grand chose (surtout 5%), alors quand ça se passe mal, vous ne verrez probablement jamais la couleur d’un euro.

Votre associé va y voir du parasitisme et cela va créer une tension permanente ce qui ne sera bon ni pour lui ni pour vous. Si vous n’êtes pas d’accord les 2 sur les 5% et si il n’y a pas de contrepartie pour lui je pense que c’est une pure perte de temps et qu’il vaut mieux finir proprement et passer à autre chose.


(Vincent BILLETTE) #4

Pire, le fait de conserver 5% justifiera une décote sur le prix et accroîtra les frais de gestion ultérieurs car la société ne sera pas uniperso…


(Thomas) #5

Merci à tous les deux pour vos réponses. J’évoquais les fameux 5% de parts car j’estime qu’il s’agit d’un juste retour concernant mon investissement dans cette petite entreprise, qui correspond au final à un an de travail. Si je décide de faire fi de cette option, quelles sont selon vous les solutions qui s’offrent à moi ? Merci d’avance pour votre éclairage précieux.


(Vincent BILLETTE) #6

Votre retour, c’est le prix de cession…


(Thomas) #7

J’entends bien, le problème, c’est que la société ne dispose d’aucune trésorerie… Elle fait néanmoins valoir un certain potentiel et pourrait être rachetée dans quelques temps : je ne veux pas me retrouver sans rétribution dans ce cas. Existe-t-il, selon vous, une solution alternative ?


(Vincent BILLETTE) #8

Fastoche : ne pas vendre…


(Thomas) #9

Et donc vendre lorsque la société aura engrangé suffisamment de capital pour cela ?


(Vincent BILLETTE) #10

Par exemple.

Inutile de dire que cela va prodigieusement em…bêter votre associé mais ce n’est pas votre affaire.


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