Quel avenir pour les informaticiens... la fin?


(Alexandre Maurin) #29

Ton message n’est pas très clair et il ne faut pas confondre conseil, édition de logiciel, infrastructure etc…

L’économie d’aujourd’hui, surtout avec les modèles scalables, créé par nature des mastodontes qui ont 80% du marché, en laissant des miettes aux petits. Pourquoi ? Pour un tas de raisons, mais ce qui empêche beaucoup le renouvellement du marché ou l’émergence d’autres acteurs importants est l’incapacité des structures à empêcher de se faire racheter. Ce que j’entends depuis des années, en France, c’est le manque d’ambition des fondateurs de start-up, qui ne refusent pas un chèque de 50 millions d’euros. Il y a aussi le fait que les boites arrivent en série B ou C déjà bien vidées de leur capital et n’ont plus tellement la main sur leur boite. Les stratégies des investisseurs peuvent peser.

Je ne connais pas les industries plus lourdes comme l’automobile, mais c’est quand même une industrie très mature avec des investissements très colossaux, donc c’est comme en hardware, c’est compliqué pour les petits acteurs qui n’ont pas la même capacité de R&D, très logique aussi que les entreprises qui ont quelques miettes, n’ont en fait rien du tout.

Il est donc probable que des acteurs prennent les marchés importants à 80%, dans l’édition de logiciel par exemple (c’est déjà le cas…). Par contre, en terme de service, je n’y crois pas du tout. Parce que dans le service, par définition, il y aura toujours une place pour le local. Je ne connais aucune histoire de boite qui a gardé sa qualité de service (au sens sur mesure par rapport au besoin d’un client) en grandissant (LDLC, Save…).

Donc le conseil, non, ne sera pas l’appanache de quelques uns, cela me semble impossible.

Pour le reste, oui, c’est assez certain, si l’économie reste tel qu’elle est : edition de logiciel, infrastucture, IoT etc…La seule chose qui sauve ces métiers là est leur dimension “sur mesure”. Sinon, il n’y aurait pas autant de SSII. Cela se fera probablement disrupté.


(Karim) #30

Le TCO est le coût total de possession, durant toute sa durée de vie, d’un équipement.
Bien évidemment qu’un patron de PME fait ce calcul lorsqu’il investit dans une machine à plus de 100k€.

Le Capex et l’Opex sont les frais d’investissement et de fonctionnement.
Bien évidemment qu’un patron de PME fait son calcul d’amortissement lorsqu’il investit dans du matériel et vérifie ça avant de mobiliser de la trésorerie.

Et quand un patron de boite doit poser 30k€ pour changer son standard téléphonique, il comprend vite ce qu’est un PABX.

Bon après je ne vois rien d’argumenté.
Je pense que lorsqu’on répond ainsi c’est juste pour se défouler et non faire avancer un point de vue (même différent).
Donc sans intérêt, c’est dommage.


(Karim) #31

Je vais essayer de l’être un peu plus.

J’ai bossé chez un intégrateur il y a quelques années.
Cible: TPE, PME et petites collectivités.
Chez la plupart des clients privés, c’était un serveur SBS (serveur, messagerie), un firewall, un réseau et une ou deux applications métiers (jamais du spécifique, toujours des solutions éditeurs).
Microsoft par ex, propose (hors appli métier) d’avoir tout ca sur le cloud.
On peut se passer d’une infra (même d’un firewall grâce aux appliances).
On peut même se passer d’un standard téléphonique (une seule ligne fixe pour le standard, le reste en mobile… je l’ai vu).
Si en plus on passe à L’erp et la CRM de Microsoft, on a plus besoin de rien sur site.

Quant au conseil, pour donner un exemple vécu il y a 10 ans dans une ÉTI américaine: pour migrer leurs appli métier vers Dynamics, Microsoft a fourni 10 dev pendant un an pour adapter l’ERP.
La il s’agissait de bichonner le client pour en faire une référence et attaquer un secteur que Microsoft ne connaissait pas (le retaling).
Mais ça prouve bien qu’ils sont en capacité de le faire.

Donc conseil, appli et infra peuvent être géré par un éditeur ou cabinet conseil.

Quant à la mobilité, puisque Ca a été abordé dans un précédent message. Allez faire un tour sur le site de Sopra: très très gros recrutement sur tout ce qui est mobilité


(Alexandre Maurin) #32

Donc si je comprends bien, tu penses qu’une solution technique générique peut être appliquée sur 80% du marché, pour : téléphonie, logiciel métier, sécurité et messagerie.

Si c’est vrai, même pas besoin de proximité.


(Karim) #33

Clairement oui et ceci ne date pas d’hier.

La plupart des intégrateurs proposaient deja ça il y a 10 ans (j’étais RSI) en terme d’infrastructure (virtualisee)/réseau même si peu faisaient télécoms en même temps.
On pouvait meme deja s’affranchir de la sécurité internet sur site en passant par des réseaux privés de fournisseurs (et donc utiliser leurs firewall).
La Cible était deja les PME, ÉTI et collectivités et ces presta étaient presque tous sur Lyon pour la région Rhône-Alpes nord.

Tout n’a pa été inventé avec la génération Y, les dinosaures avaient déjà disparu.


(Alexandre Maurin) #34

Ok @Aka74. Sauf que dans la réalité, les grosses structures n’ont pas les TPE / PME comme clients.

Donc je te crois si tu dis que c’était leur cible. Mais ils n’ont pas réussi à avoir ce marché. Les indépendants, petites structures régionales ont encore une énorme part de marché dans ce secteur là.

Je ne connais pas assez pour savoir si ce que tu énonces (les solutions génériques techniques) va vraiment rafler le marché (comme Google, Amazon, Blablacar a pu le faire dans leur propre domaine). Cependant, de ce que je vois, j’en doute, car il y a besoin d’une qualité de services pour les petites structures, qui ne comprennent RIEN à l’informatique. Il faut de l’humain, du contact, de la proximité. C’est ça qui empêchera pour moi toujours les gros de rafler le marché des TPE/PME. Mais probablement qu’une boite arrivera à disrupter ça avec un modèle intelligent. Mais je ne crois pas que Sopra, ou autre SSII y arrive. C’est pas leur ADN. C’est vraiment le point où je ne suis pas d’accord avec toi, car dans la tech, ce sont toujours des nouveaux acteurs qui ont réussi à innover, à aller vite et à inonder le marché. Et je ne vois que ça pour le moment, quelque soit la puissance de la technique derrière. Car ce n’est pas la technique qui raflera le marché de la TPE/PME. Techniquement, le gratuit, l’open source est déjà suffisant et pourtant c’est très peu utilisé. La fin des informaticiens arrivera que si un acteur arrive cette alchimie technique / proximité je pense.


(Frédéric Libaud) #35

Bonsoir,

Sujet/thématique intéressante et je vais apporter mon grain de sel partageant plus ou moins l’avis de certains dont Philippe Coiffard (@ph_coiffard34), nous nous connaissons de longue date :wink:.

Le marché de la prestation IT, n’est pas celui du conseil !

N’est pas conseilleur qui veux et en la matière, j’ai une certaine expérience, comme beaucoup et quelques anecdotes avec de beaux consultants tout frais émoulues dans leurs beaux costumes…

Le problème de fond du numérique c’est qu’il s’agit d’un outil au service de l’homme et que son usager ne le maîtrise pas, car il n’en a pas la compétence d’usage. Plus d’un 1/4 de la population française est en difficultés face au numérique et je ne parle pas de l’accès à Internet, je parle de façon générale, de l’outil et de son usage !
J’ajouterais également que beaucoup de professionnels ont des difficultés également, car l’école et plus particulièrement les écoles formant dans les métiers de la filière, ne se préoccupent pas trop des problèmes d’usages, mais j’ai bonne espoir que les choses vont rapidement changer.

A cela, s’ajoute des problématiques d’accès à Internet avec une volonté initiale de l’État, sous l’impulsion des opérateurs de promouvoir/pousser le FFTH. Qui comme on le sait ne pourra pas couvrir la totalité du territoire. En 2007/2008 le budget estimé pour couvrir 70% du territoire national était de 30 à 40Mds d’euros.

Notre filière à un autre problème : la sous-traitance, les gros prenants les marchés, faisant réaliser par les plus petits. Les clients paient cher une prestation pas forcément à la hauteur de leurs attentes. Le prestataire exécutant, de plus en plus un freelance, payé pas grand chose, par rapport au boulot qu’il fournit ne l’est pas non plus. Chacun des intermédiaires prenant allègrement 20 à 25% de commission, sans justification aucune, j’ai même vu plus 60%.

Posé-vous la question de savoir pourquoi le plafond des AE va être augmenté ? Là est une partie de la réponse, pouvoir sous-traiter encore plus… ce qui ne favorisera en rien l’amélioration de la situation.

Loin de moi de vouloir être défaitiste, il faut toutefois être réaliste et j’ai plus plutôt une attitude optimiste.

Au passage, je précise que nous avions 50 000 demandeurs d’emploi en août dans les métiers IT. Même si les statistiques de Pole Emploi ne sont pas forcément très claires/précises, il faut bien reconnaître que cela fait “tâche” alors, que tous le monde est en train de dire qu’il n’arrive pas à recruter.

Alors les gros veulent venir sur nos marchés, je travaille au travers de ma structure essentiellement pour des indépendants et des TPE, qu’ils essaient ! Ils ne pourront pas suivre !

Quand on travaille pour un client qui est une toute petite structure, c’est du cousu main, du fait maison, on est à l’écoute de son client, on a une relation d’égale à égale. Cela sous-tend beaucoup de chose, que ne pourrons ou ne saurons pas faire ces structures !

Pourquoi ?

Parce que trop grosse, trop grasse… pas assez souples, trop lourdes… exploitant des méthodes, organisations et process d’un autre temps.

Alors vouloir faire du gratuit, pourquoi pas ? Sur du banalisé ? Peut-être…

Sauf que comme pour une grande il y a du spécifique, de l’adapté… dans une moindre mesure, mais il y en a aussi et comme cela à été dit, s’adapter (descendre de son arbre) n’est pas chose aisée.

Les clients sont pas dupes… mettez un p’tit jeune chez un client ou il y le feu… il ne va pas faire long feu justement ! Il en faut de l’expérience et il est difficile de mobiliser sur un seul client, de surcroît de petite taille, voir très petite,… tout un tas de spécialistes.

Cela implique donc de la compétence et surtout de la polyvalence, difficile d’avoir cela quand on sort d’école, qu’elle soit d’ingénieur ou pas. Et je n’ai rien contre les ingénieurs.

Certains d’entre nous sommes des vieux briscards du numérique, de l’IT, je travail dans le secteur depuis le début des années 90. Nous savons bien que ces sociétés qui représente 3% des entités du secteur, on un modèle aujourd’hui connu et suranné. Les clients aussi ne sont plus dupes et commencent à comprendre. C’est l’une des multiples raisons pour lesquels elles s’adossent à des Startup’s. Ce n’est pas pour rien que leurs “Turn Over” est l’un des plus important.

Même de plus petites structures reproduisent les schémas de fonctionnement des plus grandes et se retrouvent dans des situations similaires, sauf qu’elles n’ont pas la même taille et donc les mêmes moyens.

Je ne suis pas inquiet pour les 97% d’entreprises restante qui ont moins de 250 salariés (Plus de 90% moins de 10).

Et puis malgré tout les niveaux de rémunérations ne sont pas aussi important que l’on voudrais nous le faire croire, et ils baisseront forcément. Les clients n’ont pas forcément intérêt à sous-traiter d’autant plus pour garder la compétence.

C’est justement parce-que la compétence était rare que les cabinet de conseil et les ESN on fait leurs gloire. Sauf que celle-ci, grâce à eux est en train de se généraliser, ils ont voulu une ressource abondante, il ne faut pas croire pour autant que leurs clients vont la payer très cher du coup, pour autant.

En parallèle, de plus en plus de professionnelles se mettent en freelance, d’autres s’inventent aussi… Avec tous ce que cela implique… 1/3 des actifs sont indépendants aux USA, en France ça suit la même tendance de fond.

Le décor à venir dans nos métiers sera donc probablement le suivant :

  • Beaucoup de freelances, en AE ou société ;
  • De petits éditeurs spécialisés ;
  • Quelques grosses ESN et éditeurs ;
  • Peut-être quelques ETI, issuent des startup’s par exemple.

Et des plates-formes d’intermédiation, mettent en relation prestataires et clients, c’est d’ailleurs déjà le cas.

Il faut reconnaître, que tous ça ne joue pas pour nous les freelances, indépendants, grouillots ou ouvriers du numérique. Personnellement je me considère plus comme un artisan. Il faut dire aussi, que la multitude des projets plantés ou débordant sur les budgets et/ou délais, ne jouent pas non plu pour la confiance des clients, envers les acteurs de la filière que ce soit des grandes ou petites structures.

C’est entre autre par le professionnalisme et la qualité que nous résorberons ce type de problématiques, il faut donc que l’ensemble des acteurs s’y mettent. Cela passe entre entre autre par la formation initiale dans le domaine de la qualité, le savoir faire et savoir être aussi.

Donc pour en revenir à la question initiale, les cabinets de conseil et ESN de taille important peuvent tenter de venir sur le marché des TPE/PME ou plus grosses. Sauf que comme elles ont la fâcheuse habitude de se comporter de la même manière qu’avec leurs grands clients qu’elles gardent à coup de pénalités. Elles ne le font ou feront qu’une fois. Le monde est petit est les gens peu sérieux sont vites éliminés.

En France, les TPE PME sont généralement des entreprises familiales, dont le dirigeants est souvent l’actionnaire principale. Ce qui en fait une force, mais aussi une faiblesse et les erreurs se paient cher. Cela veut dire également que les prestataires indélicats ou peu sérieux sont vites écartés de leurs marchés également. Les dirigeants de ces petites structures sont également de plus en plus au fait et tant mieux face à la Transition Numérique, les réglementations nouvelles et sujets comme la cybersécurité.

Enfin, je conclurai par une remarque, il est regrettable de voir que l’indépendance, que l’on peu considérer dans une certaine mesure comme farouche, des professionnels du numérique et tout particulièrement des indépendants, leurs dessert. Ils ont aujourd’hui la possibilité de se regrouper, tout en gardant cette indépendance si cher à leurs yeux, qui leurs permettrait de travailler dans de bonne conditions, pour des clients prestigieux. Mais ils préfère se faire sous-traiter et se retrouver avec “clopinettes”, mais peut-êtres aime-t-ils manger des topinambours.

Pour information, je suis CEO de NUM’X, qui est une ESN, éditrice de logiciel et expert en numérique. Membre de CINOV - IT, le syndicat des entrepreneurs du numérique, j’en suis également le référent pour la Bretagne et les Pays-de-Loire. Accessoirement, j’interviens régulièrement auprès du FAFIEC ou de l’OPIIEC dans le cadres actions collectives ou des études par exemple. Je suis également vice-président de la CPREFP de Bretagne. Reconnu par mes pères, je milite depuis plus de dix ans pour la défense des intérêts de l’économie du secteur du numérique et de ses emplois.


(Karim) #36

Je n’ai pas dit ça. J’extrapolais suite à des conversations (revoir message)

j’ai l’impression que l’on glisse sur un modèle équivalent dans l’info.

La virtualisation des systèmes et du stockage, les réseaux sécurisés virtuels fournisseurs, la Voip opérateurs permettent aux PME et ÉTI de s’affranchir de ces investissements et de tout équipement in situ.
La plupart des PME et ETI utilisent des solutions applicatives éditeurs.
Donc de moins en moins de technique et de plus en plus de profil métiers/SI… du conseil.

Certains freins, comme les débits internet, se lèvent grâce à la Fibre optique (ffth). La ou les opérateurs ne maillent pas, les conseils généraux prennent le relais: Ca a été le cas de l’Ain il y a 6/7 ans, c’est le cas des Savoies ou de l’Isère actuellement.

il sera donc possible de tout migrer dans le cloud et d’avoir une utilisation externalisée de ce que je décrivais quelques lignes au dessus. Plus d’infra.

Mais ça va plus loin que ca.

SI on prend l’offre Microsoft (stockage, ERP, CRM, messagerie, RSE, portail, visioconférence) + l’offre SAAS d’éditeurs logiciels métiers + Voip + VPN fournisseurs… une entreprise peut s’affranchir de toute la partie technique de l’informatique pour ne se concentrer que sur la partie gouvernance (alignement du SI avec métiers et business).

On externalise toute la partie technique vers ces sociétés. Je faisais deja ça il y a 10 ans: sécurité Internet, messagerie, certaines appli métiers.
Et deja les PME et ÉTI était ciblées.
Microsoft cible clairement les TPE et PME avec ces offres essentials (les serveurs SBS s’il y a 10/15 ans étaient deja pour les TPE et PME).

Donc à terme, on peut voir se généraliser ces usages, avec des presta spécialisés dans l’accompagnement des entreprises pour mettre en œuvre le SI mais surtout faire du conseil.
Je l’ai fait pour les filiales (taille PME) de grosses boites (transferts des SI sur les datacenter du presta).
Certains maîtrisent deja ceci depuis plus de 10 ans.

Donc je m’interroge sur l’avenir des métiers de l’info et j’ai l’impression que beaucoup reste sur leur paradigme (année 80 avec ou sans 01 informatique) et ne voit pas ces changements qui s’opèrent depuis 10 ans deja (meme SAP a pris le virage PME il y a quelques années)


(Karim) #37

Je ne vais pas essayer de te convaincre du contraire, on ne combat pas les préjugés.
Croire que toutes les SSII ne veulent qu’enfumer leurs clients… c’est du grand n’importe quoi.
Mais c’est avec ce genre de préjugés qu’on ne voit pas ce qu’il se passe.


(Karim) #38

PS : merci de ne pas focaliser sur les TPE (je prenait l’ex du conseil compta/finance)

Le changement, dont je parle, concernerait les PME et ETI en premier lieu


(ph_coiffard34) #39

Tout le débat rappelle celui qui eut lieu sur la théorie de l’évolution de Darwin… et de fait, nous y sommes en plein dedans. Ceux qui sauront en prendre conscience, auront la volonté de changer, d’évoluer pourront s’en sortir… pour les autres, ce sera beaucoup plus ardu. Et ce constat est vrai quelle que soit la branche, quelle que soit la taille, quel que soit le nombre.
Dans un domaine qui m’est cher : les paiements, il est affligeant de constater qu’une grande banque française a gelé tous ses programmes informatiques parce que l’air du temps est au mode Agile vers lequel elle veut migrer à marche forcée sa structure hyper-hiérarchisée (environ une vingtaine de niveaux hiérarchiques connus officiellement) vers un minimum de lignes RESPONSABLES… et pendant ce temps, les autres établissements, et, les concurrents prestataires de services de paiement développent, conçoivent, évoluent leurs offres de services de paiement… En prenant cette orientation, elle accumule un retard certain, alors qu’elle est connue pour être déjà à la traîne, retards cumulés qu’il lui sera impossible de combler.
L’avantage des PME est bien évidemment leur souplesse au changement… la principale difficulté du changement étant qu’il doit s’opérer dans la continuité de l’activité de l’entreprise concernée. Il serait stupide de penser que l’on arrête tout, on change, et, on redémarre : c’est le meilleur moyen d’être en retard, voire de ne plus jamais faire partie de la course. Il faut donc que le changement s’opère tout en produisant, en conseillant, en vendant, en continuant l’activité.
Discussion très intéressante


(Frédéric Libaud) #40

Je n’ai pas de préjuger, je fais un constat, il est récurrent et nous sommes nombreux à la faire pour ne pas dire une majorité !

Il aussi accepter la contradiction, je n’ai pas non plus parlé, en tout cas employé l’expression enfumage, même si mon propos pourrais s’y rapprocher. J’avais bien compris, que la question ciblait plus précisément les structures de types grosses PME/ETI. Cependant, j’ai par le passé eu des retours ou des exemples, d’expériences malheureuses faites par des structures de cette tailles. Et cela n’est pas la spécificité des grandes ESN, c’est habituelle pour l’ensemble de la filière. Très peu se sont posé les bonnes questions à se jour, de leur Turn Over, des échecs projets, etc.

Je n’ai en aucune manière la science infuse, ni la prétention de tout savoir, j’essaie d’avoir un peu de bon sens et je peux affirmer que l’on en manque sacrément. A la finale, c’est au détriment des clients, qui finit par dire stop et cela est bien normal après-tout c’est lui qui tiens les cordons de la bourse.

La question de fond face à ces faiblesses c’est de recentrer sur l’usager l’intérêt, que veux t’il, qu’attend t’il, … ?


(Frédéric Libaud) #41

Petite précision complémentaire, les entreprises et surtout les plus petites, même si les choses évoluent ne consomment pas de prestations de conseil !

Elles n’en ont pas forcément les moyens !


(Karim) #42

Il n’est pas ici question d’accepter ou non la contradiction puisqu’il s’agit d’interrogations.

Mais la méchante SSII qui n’a pour seul objectif que d’enfumer ses clients n’a pas lieu d’être. C’est un lieu commun, faux qui plus est (8 ans chez eux et autant à commander chez eux). On peut les critiquer sur beaucoup d’autres points.
Mais surtout, ça n’a pas lieu d’être ici.


(Karim) #43

Là dessus je te rejoins et c’est une constatation bien malheureuse (mais ça évolue).
Or elles en ont sûrement plus besoin que les ÉTI par ex car pas les ressources internes.

En s’adressant aux moins disants, elles s’adressent souvent à de purs techniques (prestataires) qui n’ont pas une vision métiers et business.
Or, un audit (pour faire l’état des lieux et voir ou l’on se trouve) avec une stratégie orientée métier leur permettraient d’investir plus intelligemment dans leur informatique. Le levier sur la valeur ajoutée serait beaucoup plus intéressant.

Mais ça change, ici les cabinets de DSI à temps partagé commencent à bien marcher, preuve que les PME changent d’état d’esprit là dessus


(Frédéric Libaud) #44

Exacte les structures de types DSI en temps partagés fonctionnent plutôt bien, elles apportent de nouveaux services adaptés aux petites structures, qui ne le seront pas forcément aux grandes. Et vice-versa…

Pour les prestations de conseils et tout particulièrement les audits, le problèmes est plus profond ! Et les études de BPI par exemple le confirme. Les dirigeants de TPE/PME et indépendants n’appréhende pas forcément ce qu’est le numérique et ce que ça peut leurs apporter.

Des actions multiples sont menées, mais elles n’ont pas forcément l’effet escompté, car le public visé n’est pas impliqué, ni intéressé au premier abord.

Donc on a du pain sur la planche…, mais comme je l’ai dit et je maintien il sera difficile aux cabinets de conseils et ESN, d’autant plus de part leurs pratiques, de s’adapter aux très petites structures.

Il faut attendre le début de l’année prochaine, ce qui n’est pas si loin, car différentes actions vont êtres engagées et des informations sur le secteur du digital relayées. J’aurais l’occasion de communiquer ce dernier point au moment opportun.


(Karim) #45

Les très très gros ont deja les petites structures dans leur viseur et en ont l’expérience par ce qu’ils ont fait dans le passé (filiale à taille PME).

Je pense qu’il y a une très grande méconnaissance de la part de beaucoup d’indépendants sur le travail, le réseau et les capacités de SSII, Intégrateurs ou éditeurs à taille internationale au sein des PME et ÉTI.
Des boites comme CSC (maintenant HP), Microsoft ou SAP en ont fait leur 4h depuis bien longtemps.

Parce qu’on leur vend la transformation digitale ou du numérique et non un système d’information (ERP, CRM, PLM, etc.).
Des choses en phase avec leur besoin et non du social quelque chose qui pour beaucoup ne leur sert à rien.

Ce ne sont pas de nouveaux services. C’est de la DSI pour PME.


(Karim) #46

Sur la réduction de l’intégration ou la TMA… je viens de trouver Ca par hasard.
Ca confirme ce que je pensais en 1er post.

Je chercherai un peu plus tard le sujet PME

Comme quoi, il y a bien un gros changement qui s’opère


(lep) #47

Je fais partie de ceux qui sont spécialisés en Management :slight_smile: Je confirme qu’on te demande surtout pas de te mêler de technique ce qui est en fait extrêmement frustrant quand t’as affaire comme tu le constates toi-même à des gens techniquement très moyens. La qualité mais aussi la productivité se dégradent fortement mais je me dis que c’est même fait exprès: au lieu de mettre un seul gars super bon techniquement, ils en mettent 5 même s’ils sont moins cher individuellement, au service achat des grands groupes ils sont contents parce que leur bonus est basé sur le différentiel coût par tête de pipe et le coût facial (c’est comme les prix des ordis affichés et les prix réels pratiqués vachement plus bas) et la SSII est également contente vu qu’elle en vend plus.

Ceci dit, toute crise est aussi opportunité: vu que ce sont des gros nuls en moyenne, si t’es très bon tu peux créer une niche d’excellence et même si t’as un nombre minuscule de clients, ça suffira largement à te faire un ca confortable.

P.S.: si vous le savez pas la date de péremption d’embauche en CDI dans les SSII c’est 38 ans même si c’est pas officiel je le sais vous étonnez donc pas si un jour … :wink:


(Frédéric Libaud) #48

38 ans ce n’est pas un surprise… Il suffit de consulter les statistiques de Pôle Emploi sur les métiers de la branche.

Cependant les choses évoluent et vont évoluer, fort heureusement.


Proposé avec ❤️par Camille Roux