Je me pose une question plus large et stratégique, et j’aimerais beaucoup avoir votre avis sur vos priorités réelles quand vous avez lancé (ou que vous envisagez de lancer) votre activité.
On voit souvent des discussions sur des cas très précis (chômage, facturation, seuils, TVA…), mais dans la pratique, pour vous, qu’est-ce qui a vraiment compté dans vos premiers mois ?
Par exemple :
Qu’est-ce qui vous a préoccupé en premier en dehors des démarches administratives ?
Qu’est-ce qui a eu le plus d’impact positif (ou négatif) sur votre lancement ?
Quelle est la question que personne ne vous a posée, mais qui a été cruciale pour vous ?
Si vous aviez un conseil à donner à quelqu’un qui démarre demain, ce serait quoi ?
Je suis curieux·se de voir si vos priorités se recoupent ou si elles sont très différentes selon le contexte (type d’activité, CA, expérience, objectifs, etc.).
Contexte: je suis designer, freelance depuis 2014.
Quelques points, en vrac :
L’impact positif inattendu malgré le fait que la planète entière me l’ai dit avant : c’est le peu de réseau que j’avais à l’époque m’a permis de me mettre le pied à l’étrier sur mes premières missions, et ce n’est qu’après que tout s’est “échainé” (vu que j’avais des bonnes références et recommandations –> les mission suivantes fûrent plus facile à trouver).
J’insiste sur le fait que ce réseau s’est fait de manière “organique” et quasi-désinteressée, principalement en me pointant à des évènements (gratuits) type hackathons, startup weekend … etc. juste… parce que ça m’intéressait.
Si je pouvais tenter un nouveau départ aujourd’hui, je le ferais en étant plus “Senior” dans ma pratique et en m’assurant d’avoir déjà quelques expériences pro et un début de réseau dans le secteur d’activité que je vise.
Sur le même point, à titre perso, j’aurais tendance à déconseiller quelqu’un qui est en reconversion de tout de suite se diriger sur un statut type freelance –> mieux vaut connaitre un minimum son secteur d’activité pour savoir ce qui se pratique, ce qui se vend, et comment s’y positionner soi-même.
Le freelance a pour moi été autant un changement de statut pro que de posture, notamment par rapport à toute la “relation client”, et le fait de “savoir se vendre” qui est quelque chose qui s’apprend progressivement.
L’administratif est franchement simple en micro-entreprise pour quelqu’un qui est un peu rigoureux (et il faudra l’être un minimum). Ce fût moins le cas sur mon expérience en société classique (SASU) ou beaucoup d’intermédiaires obligatoires n’ont pas eu le niveau de professionnalisme et de service que j’attendais (experts-comptables et avocats), mais j’imagine que comme tous les corps de métiers, il y a toujours à boire et à manger.
Être entouré d’autres freelances avec plus de bouteille (le réseau… encore) peut franchement aider dans l’aiguillage vers les bons partenaires.
C’est tout ce que j’ai en tête pour ce soir, bon courage pour ton début d’activité !