Démissionner de son rôle de directeur général

Bonjour,

Je suis Directeur Général d’une SAS et mon associé en est le Président. Nous avons autant de part l’un que l’autre.

Entre lui et moi ça ne va plus parce que l’on s’est planté sur le temps d’onboarding des clients. A vrai dire on s’est planté sur tout.

Je le soupçonne d’avoir des troubles de la personnalité narcissique. Sa réponse face aux constats que nous n’y arriverons pas était de me mettre une pression énorme tout en s’écartant de ses responsabilités (“c’est ton projet”, “c’est ton client, c’est toi qui gère” etc.). La mienne était plutôt d’accepter le constat, crasher l’entreprise et surtout ne pas embarquer des clients. Du coup je suis parti en burnout, confiance en sois dans les chaussettes, tension, dépression etc. En résumé, les conséquences que provoquent ces personnes toxiques.

Là je reviens d’une AG où j’ai quasiment tout contesté (surtout les chiffres, les fausses factures, les impayés etc.).

Y’a pas un truc que je peux faire pour sortir de là ? Nous n’avons pas de pacte d’associé, les statuts indiquent juste que le directeur général a autant de pouvoir que le président, c’est un expert comptable qui l’a fait à l’arrach’.

Et je m’en fou des parts, c’est une coquille vide que nous n’avons pas su remplir, elles ne valent rien et ça ne me dérange pas de partir avec rien, qu’il garde la tune j’m’en fou moi.

Merci par avance

Bonjour,

Ignorant ce qu’est l’onboarding, je me bornerai à dire qu’il faut distinguer deux choses :

  • la qualité de DG,
  • celle d’actionnaire.

Démissionner de ses fonctions de DG, c’est sans doute facile. Il faut lire les statuts ! Mais a priori, LRAR au siège social.

Pour ce qui est est de la qualité d’actionnaire, on ne “démissionne” pas. Il faut passer par un retrait s’il est prévu par les statuts ou à défaut par une cession amiable ; notez que si une cession amiable est nécessaire et qu’il refuse vous pouvez en restant actionnaire sacrément l’encombrer…

Merci pour cette réponse, ça me réconforte.

Ce qui m’aurait dérangé aurait été que je doive justifier ma motivation dans la mesure où il est difficile de prouver qu’il m’a fait vivre un enfer et face à lui je ne paye pas cher de la valeur que peut avoir ma parole. C’est un acteur / manipulateur professionnel qui sait parfaitement séduire, charmer, faire des yeux de chat botté et jouer l’aberration exacerbée en même temps.

Au moins je sais qu’il y a une solution, deux courriers distincts à envoyer.

S’il refuse mes parts pour 1€ symbolique ce serait déjà un aveu de pas mal de choses de sa part (que l’entreprise ne vaut effectivement rien à part le capital restant et qu’il cherche à maintenir un lien avec moi pour des raisons malsaines, ça prouverait l’acharnement).

Merci beaucoup, ça me fait du bien :slight_smile:

Mais j’insiste, lisez bien les statuts ; en principe on n’a pas à motiver sa démission mais parfois les status le demandent (mais c’est très facile de trouver une motivation…).

En quoi je pourrais l’encombrer s’il refuse mes parts pour trois fois rien ? Juste le pouvoir de dire “contre” aux assemblées ?

Pour la cession des parts, je dois m’adresser à lui en tant que personne ou à lui en tant que Président ?

Les courriers partent ce matin, j’en peux plus de cette histoire, et je ne mettrait pas de motivation ce qui lui donnerait de la matière pour alimenter sa courre de récréation

Oui mais en fait c’est plus subtil que ça…

Cela dépend des statuts. Réponse A pour une cession amiable, réponse B pour une demande de retrait.

Rien ne vous impose de faire les deux en même temps et je crains que vous ne vous “précipitiez avec trop de hâte” (C-3PO, Starwars).

C’est indiqué “Les cessions d’actions entre associés sont libres” et qu’il faut un agrément pour un tiers.

Donc je me qualifie en tant qu’associé de la société qui s’adresse à un autre associé de la société.

L’objectif est d’afficher le fait que j’en ai plus rien à faire de ces conneries et que je n’agis pas par vanité, opportunisme ou quoi que ce soit, je veux juste ne plus avoir à faire à cette personne.

S’il accepte, la vie continue pour moi et il n’aura plus qu’à trouver un nouveau “jouet” pour occuper ses pauvres journées aussi vides que sa personnalité. S’il refuse, ça voudra dire qu’il veut me garder en associé pour des raisons obscures et libre à moi à lui faire la misère, en tant qu’investisseur en attente de dividendes, ou de les céder au pire des connards tordu de la planète.

Enfin bref, j’imprime et vais à la poste, ça adoucira mon weekend, c’est déjà ça

En théorie oui. Sauf que là, les abus sont réprimés…

Et la procédure d’agrément s’appliquera…

Cela ne lui impose pas de les accepter.

Trop de colère en toi. gif

Les dispositions éventuelles des statuts applicables au retrait d’abord étudier tu dois.

Proposé avec ❤ ️par Camille Roux