Entrepreneur : comment gérer les moments d'incertitude?

Bonjour à tous,

Dans votre vie d’entrepreneur, je vous propose de raconter (cachés derrière votre clavier ;)), un moment d’incertitude :

  • que vous avez et comment vous réussissez à le gérer
  • que vous avez eu et comment vous avez réussi à le surmonter

Merci pour vos réponses.

Fabien

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J’ai mis en place plusieurs outils pour gérer mes moments d’incertitude:

1/ J’ai noté des phrases motivantes sur un tableau en ardoise face à mon bureau
2/ J’ai noté des citations d’Auteurs dans la rubrique « mes infos » d’un célèbre réseau social
3/ Je regarde des vidéos de coachs plus ou moins célèbres sur You tube et Dailymotion
3/ Je lis des livres motivants sur l’entrepreneuriat ou le coaching
4/ Je suis les comptes twitters de mes « personnal mentors »
5/ Je repense à Edison qui a fait plus de 1000 essais ou à Mendela qui a
suivi sa mission de vie pendant 28 ans dans sa cellule sans jamais
faillir
6/ Je ne regarde plus les infos des grandes chaines généralistes qui
démoralisent mais seulement celle de BFMTV (ou I-télé) axée sur les faits et non
sur le sensationnel ou l’émotionnel
7/ J’appelle un ami encourageant et j’évite de parler à mes projets aux « démoraliseurs » notoires.
8/ J’aimerai faire du co-working ponctuellement… prochain projet à mettre en place.
9/ Je réseaute avec des entrepreneurs par le biais de networking ou de rdv informels.
10/ Je visualise la réussite de mon projet.

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Bonjour @Fanny,

Super. Merci.
D’autres avis ?

Fabien

Je fais la technique de l’interview (comme dans How I Met Your Mother). Je m’imagine dans le futur en train de me faire interviewer par un grand journaliste sur comment j’ai réussi à surmonter mon moment d’incertitude. Je m’imagine ensuite répondre avec confiance. Ça me permet de prendre de la distance par rapport à la source présente de mon incertitude et me projeter dans une situation où elle n’existe plus. Le cerveau ne faisait pas la différence entre ce qui est vécu et ce qui est imaginé, ça me permet de ressentir un avant goût de la victoire et de tout faire pour aller la chercher.

6 J'aimes

Pendant plusieurs mois, bien avant d’oser entreprendre, j’ai suivi un coach en développement personnel. C’est depuis le jour et la nuit.

Pour compléter la liste de @Fanny

  • Je me suis abonnée aux comptes Instagram de développeurs-startupper qui racontent, à travers leurs photos, leur quotidien dans la Silicon Valley.

  • Je me suis mise à écouter (audiobook) la biographie de Steeve Jobs

  • Je me suis constituée une bibliothèque de bouquins traitant de l’entrepreneuriat, rien qu’en les regardant je trouve ça cool

  • Je suis le Facebook de Zuckerberg, Gates, etc.

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Bonjour !

Pour ma part, je distingue deux types d’incertitudes… L’incertitude « prestation » et l’incertitude « moral » :slight_smile:

Pour l’incertitude « produits », c’est quand je conçois un outil ou quand je propose un service. L’incertitude réside dans le fait que j’ai réussi (ou non) à satisfaire le besoin identifié qui, à la base, m’a fait développer le produit ou service.

Cette incertitude-là est difficile à surmonter, car elle ne peut être levée que par les retours clients… Donc en attendant les retours, je me fais une liste des « pourquoi » : pourquoi j’ai fait cela ? Pourquoi je pense que cela répond au besoin ? En général, mes réponses rejoignent ma motivation de départ, etcela me permet de « tenir » avant le retour client :slight_smile:

Pour l’incertitude moral : il faut avancer sans cesse. J’essaie d’être toujours dans l’action pour ne pas laisser le moral filer :slight_smile: Parfois on doute de la réussite à terme de son projet, mais la peur n’enlève pas le danger, n’est-ce pas ? Donc quand j’ai un « creux », je me concentre sur les outils à développer, en en pratique, je suis toujours recontactée avant d’avoir mené la phase que je m’étais fixée. Cela me permet de passer les moments de battements avec l’esprit occupée (par la prospection, le perfectionnement de mon fonctionnement, les nouvelles pistes de développement…".

Le plus angoissant est l’échéance de temps fixée :slight_smile:

Me donner une « deadline » me permet de ne pas relâcher l’effort jusqu’à cette date, de tout mettre en oeuvre et de foncer !

Le regard des autres est également important, assez réconfortant (mais si, regarde, tu n’arrêtes pas de travailler, ça marche !), mais on se dit aussi que les « extérieurs » ne mesurent pas tout dans son ensemble (travailler tout le temps ne signifie pas que lon lance une activité de manière optimale, par exemple).

Enfin, tout ça pour dire que mes listes et mes actions me permettent de surmonter toutes les incertitudes :slight_smile:

Ensuite, plus généralement, je pense que c’est aussi une question de caractère, certains auront besoin de faire une semaine off, et de s’éloigner du projet, d’autres préféreront pleurer un bon coup…
Tout dépend du tempérament de chacun, ici c’est l’action !

Une chose est sûre, nous avons tous nos moments de doute, et ceux qui diront le contraire sont peut-être trop fiers pour le laisser entendre (ou n’ont pas de réel attachement à leur projet ?)

Bonne journée à tous !

Gladys

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J’ai lu l’excellent livre de Jean Baptiste Rudelle, patron fondateur de Criteo « On m’avait dit que c’était impossible », facile à lire, bien écrit, intelligent, ne cache pas les obstacles à surmonter de son parcours.

bonjour,
si j’ai un moment d’incertitude je me remets tout de suite au travail. Enfin je veux dire je me replonge dans le coeur de l’affaire et je cherche ce que je pourrais améliorer pour remonter la pente.
j’ai eu un hiver très difficile car 2 mois creux juste après ouverture… j’ai cru fermer…Ben au lieu d’attendre que le client revienne je me suis plongée dans les chiffres et j’ai découvert que je pouvais récuperer 1500 euros de TVA… ce qui m’a sauvé :slight_smile:

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Hello,

Je suis en création d’entreprise (La énième) et je dois t’avouer que tous les jours et un combat : Entre l’incertitude, la peur, et les moment de réel solitude. Pour ma part, c’est un sentiment qu’il faut accepter et qu’il faut savoir gérer.
J’ai refait un bilan de ma vie,mon éducation et j’ai compris que j’ai toujours voulu « Monter des entreprises, gagner plus d’argent ». Mais mon entourage m’a toujours <<Bloqué>>. après tout quand tu es d’une famille catholique "L’argent c’est mal (il faut souffrir pour en avoir), Être heureux au travail c’est impensable (Car l’homme est né pécheur, et il doit souffrir). Sans oublier l’école et l’éducation qui empêchent aux autres d’apprendre à diriger, créer, s’épanouir.

En te disant ça, je ne fais le procès de personne, je veux juste te faire comprendre que si tu as eu un environnement comme le mien, tu as été programmé pour suivre un chemin précis. Si tu t’en éloignes et que tu veux créer ta destinée (Bravo à toi !) Tu ressentiras des moments de doute, « C E S T N O R M A L » dans ces moments, calme toi ! Demande toi d’où vient cette peur, si c’est ton « Pourquoi » qui a changé, si tu approches d’une échéance quelconque.
Une fois que tu as trouvé la cause, « Avance », j’ai inventé une petite astuce qui s"appelle le Zombie WALK ! Haha. C’est à dire que tu avances même avec le doute, sans te poser de question. Ces astuces que je te donne, ne te dédouane pas d’être rigoureux sur ton activité, tu dois connaître tes chiffres, ton secteur, ton client idéal, et si ton produit répond à un véritable besoin. Plus tu auras des chiffres et une manière rigoureuse d’aborder ton projet, plus tu auras confiance.

J’espère que je t’ai aidé, en tout cas, c’est ce que j’apprends à faire : « Planifier, mettre en place une stratégie et une tactique d’exécution ». Et quand l’incertitude se montre, je lui fais un grand sourire et « Zombie Walk »

Proposé avec ❤ ️par Camille Roux