Facturer au temps passé

Bonjour à tous, personnellement je facture au temps passé, et je voulais savoir comment vous facturiez, et surtout si vous facturiez plutôt au forfait ou au temps passé.

Ma méthode, c’est de réduire au maximum le scope du projet pour qu’une première version soit faisable en 1 ou 2 jours (le forfait), pour ensuite commencer le plus vite possible les itérations.

Qu’en dites-vous ?

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Voilà ce que j’en dit (graphisme et conseil marketing).

Et ce qu’en dit un consultant « modèle ».

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De mon côté, 80% de mon chiffre d’affaires est réalisé au forfait et 20% avec une facturation horaire.

Je m’adapte à mes clients et à leurs besoins, d’ailleurs la facturation horaire c’est bien souvent pour des prestations complémentaires après la réalisation de la prestation initiale.

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Bonjour,

Pour moi c’est de la régie à 95%, très peu de forfait, donc facturation à la demi-journée minimum.
Dans les rares cas où il s’agit d’un contrat au forfait, les éventuels ajouts au contrat initial sont facturés comme une prestation (avec avenant au contrat)

Cyril

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Pour moi les intérêts divergent dans un forfait, car justement on ne peut pas contractualiser le degré de satisfaction dans un forfait :slight_smile:
Mais ça peut être dû au fait que le design et le développement soient 2 choses différentes !

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Il est vrai qu’en développement, c’est une fonctionnalité que l’on évalue, elle fonctionne ou pas (si l’on veut extrapolé un peu, même si la réalité est tout autre).

Si on échoue a finir le projet au forfait le freelance n’est pas payé. Est ce normal ?
Finalement autant travailler à l’heure ainsi au moins on peut vivre.
Voila comment je pose le problème.

Cela peut arriver dans n’importe quel cas ! Néanmoins, il semble plus simple de justifier les montants redevables dans le cas d’une prestation facturée à l’heure. Dans le cadre d’une prestation au forfait, je demande toujours un acompte d’au moins 50%.

Je te rejoins là dessus, les intérêts divergent et tout dépend de ta stratégie commerciale. Pour ma clientèle, le forfait est certainement (après 3 ans de commercialisation) la stratégie la plus adaptée, même si j’avoue que les prestations complémentaires sont bien plus rentables :wink:

Pour ma part, il m’arrive même d’avoir recours à des freelances lorsque la charge de travail est trop élevée pour mes salariés et dans la plus part des cas ils facturent à l’heure. C’est pourquoi je pense qu’avant tout, pour poser au mieux cette question, on pourrait demander la clientèle qui est ciblée ou encore le domaine d’activité, car là aussi, ces points ont de l’influence dans la réponse.

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J’avais oublié l’acompte. Dans ce cadre le forfait devient beaucoup plus tenable car ainsi tout le monde est motivé. Le client « bon j’ai déjà mis la moitié » le freelance « bon j’ai suffisamment pour vivre et j’ai été a moitié payé le client est sérieux ». La relation devient éthique. (y)

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On a déjà eu ce débat ^^

C’est un vrai travail et je pense que c’est faisable de contractualiser des objectifs business (business outcome) en s’accordant sur les moyens de mesurer le succès (sans parler de « forfait » forcément).

Mais c’est sûr que ça demande de se placer dans un segment « haut de gamme » ou « à forte valeur ajoutée ».

On en reparle dans 2 ans :wink:

Ou payé 100% d’avance :slight_smile:

Nos conditions :

50% à la commande, 50% après x jours.

10% d’escompte en cas de paiement intégral à la commande.


Une autre méthode clef qui est aussi lean et agile : proposer des lots fixes mais petits !

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« Une autre méthode clef qui est aussi lean et agile : proposer des lots fixes mais petits ! »
Voila une méthode qui réconcilie le meilleur des deux mondes.

C’est comme ça que je structure nos propositions :wink: Pour l’instant ça se passe bien. (et nous sommes payés d’avance !)

Ok donc en fait, on fait presque la même chose, au final, je facture à l’heure (peu d’heures à la fois), et tu factures au forfait des tout petits forfaits.
Moi l’engagement que je prends c’est de livrer du code fonctionnel quand ce que tu livres c’est du design fonctionnel, et fini.
On est donc d’accord au fond. Ce qui compte c’est bien le résultat, et le moyen d’y arriver est un petit peu différent.
La seule vraie différence, c’est que tu négocies sans cesse avec le client sur : vais-je faire ça en 2h / 5h / 10h, quand moi, je passe ce temps à essayer de conseiller le client pour qu’il dépense le moins de mon temps possible et qu’il ait le meilleur résultat.
La clé étant que contrairement au salariat, client pas content = client qui peut me dire ciao en un mail, donc contrairement à ce que tu dis dans ton texte, je n’ai aucun intérêt à l’arnaquer, bien au contraire, j’ai intérêt à le satisfaire, et ce bien plus que de simplement valider des points sur un cahier des charges (aussi petit soit-il).

Pour moi, un cahier des charges, ne représente jamais exactement ce que veut le client, et ne peut pas être un contrat valide. De plus, pour moi, le temps passé avec le client en définition du besoin DOIT être facturé, parce que ce temps apporte énormément.

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non :slight_smile:

Moi aussi car c’est mon intérêt :slight_smile:

Moi aussi car c’est ce que je lui vend :wink:

C’est pas le meilleur résultat que tu lui vends, c’est ce qui est marqué dans ton cahier des charges… (ou alors je comprends pas comment tu fonctionnes)

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Pour le moment je facture au temps passé.

Il y a cependant un problème avec ce mode de facturation : le temps dans une journée est limité, donc le montant facturé potentiel par jour est limité, même en augmentant son taux horaire au « maximum » de la profession. Pourtant, l’argent est virtuellement illimité.

A terme, la facturation à la fonctionnalité ou par projet (au forfait) est donc plus avantageuse, et c’est la raison pourquoi de nombreux freelances / petites sociétés facturent de cette façon. Cela permet de dégager plus de chiffre d’affaires, tout en offrant plus de visibilité au client (pour telle somme, j’aurai ça). En revanche, en cas de mauvaise estimation des charges, le retour sur investissement diminue drastiquement.

Les deux écoles se justifient donc !

Il existe une troisième voie : le mode de facturation à la semaine avec heures garanties.

Je m’explique : certains clients insistent pour dédier 35 ou 40 heures à leur projet par semaine. Sans garanties écrites, il se peut qu’il n’y ait pas assez de travail certaines semaines, et d’autres oui, ce qui n’est pas du tout optimal ni satisfaisant pour le freelance. On peut même se retrouver à attendre des nouvelles bloquantes pendant plusieurs jours sans pouvoir rien facturer, ni prendre un autre client …

La solution ? Si un client demande 40 h de votre temps garanti par semaine, vous demandez contractuellement environ 20 à 30 heures par semaine garanties payées. C’est un bon compromis et cela équilibre le risque entre les deux parties !

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En plus si tu donnes 40h à un client tu n’es plus trop frais et dispos pour travailler sur ton entreprise (on the business vs in the business).

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Quel est pour toi ce ‹ maximum › de la profession ? Parce que en fait pour moi c’est la loi de l’offre et de la demande.
Si tu est très demandé, tu peux augmenter tes tarifs, y’a aucun problème à ça ! (Je pense que Jean Dujardin continue à être payé à l’heure, mais par contre, son heure doit vraiment être plus chère que la plupart des heures).

Je crois que c’est un chapitre entier de « the millionaire fastlane » :slight_smile:

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C’est le bouquin de ma table de chevet en ce moment ^^ Et j’en suis pas encore là :wink:

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Proposé avec ❤ ️par Camille Roux