L’écriture inclusive… illisible ?


(Camille Roux) #1

Voilà ce qu’il se passe lorsqu’une entreprise décide d’écrire ses articles en écriture inclusive :


(Nicolas QUAY-CENDRE) #2

Je ne vois toujours pas l’intérêt de livrer un tel combat, ou du moins une telle obsession pour cette écriture inclusive qui ne doit faire plaisir qu’à 1% si ce n’est 1‰ de la population, les féministes extrêmes quoi, et à l’inverse géner la moitié, agacer un bon 1/4, et insupporter quelques pourcent.

Pourquoi ne pas dépenser toute cette énergie autrement ? Autre part ? Votre intention est-elle vraiment de faire avancer la cause féminine ou bien de mettre les moins tolérant face à leur propres jugements ? L’observation m’amène plutôt à voir la 2eme réponse, et dans ce cas, il y a bien plus doux comme manière d’éduquer, d’enseigner, d’élever.
S’il s’agit bien de la cause féminine, posez la question aux femmes autour de vous, qu’est ce qui les déranges avant tout ? Comment vraiment, et fortement les aider ?

Je continuerais bien sûr de te lire, de vous lire, mais je ne vois vraiment pas l’impact positif de tout cela. Ou bien dans une efficience très faible.

Belle journée, et heureuse continuation.


(Camille Roux) #3

Ca implique que je sois un “féministe extrême” :slight_smile:
Je me décris plutôt comme un allié à la cause féministe. C’est important pour moi qu’on avance sur ces inégalités. C’est une remise en question sur plein de sujets très différents. Mais je pense que ça doit aussi passer par le langage. Difficile d’imaginer un homme sage-femme par exemple aujourd’hui.
Voilà ma motivation et ma position :slight_smile:

Je ne souhaite pas imposer quoi que ce soit à quelqu’un. Pour moi l’écriture inclusive est un bon moyen de parler/penser/communiquer de manière non genrée.
Comme je le dis dans l’article, c’est loin d’être une solution parfaite. Mais elle a le mérite d’existe. Pour moi, ça va dans le bon sens.

Je reprends les stats de l’article dont je parle dans mon billet, seul 10 mots contenaient des points médians sur plus de 1400. En quoi n’est-ce pas “doux” ?

Merci du conseil, mais c’est le cas. D’ailleurs de plus en plus de femme adoptent l’écriture inclusive.
Ce n’est pas ma seule action d’ailleurs. J’ai organisé des débats sur le sujet. Je contribue à signaler les stéréotypes, remarques, vannes sexistes quand il y en a. J’ai aider des asso féministes à communiquer grâce à Human Coders… La liste est assez longue :slight_smile:


(Nicolas QUAY-CENDRE) #4

Oui féministe extrême au sens faisant parti de cet infime top 1% voir 1‰, qui s’implique à ce point dans la cause, ce qui est beau en soit, mais te met face à ceux qui en sont encore très loin, tout ça pour quelque chose qui je trouve, n’apporte aucune gratification supplémentaire ni grande avancée côté féminin, en échange d’un changement plutôt drastique de la langue :s qui prend une forme et une sonorité très disharmonieuse à mon sens (d’ailleurs, comment ça se lit à voix haute ?).
Qu’on me montre un graphique vraiment neutre pour me prouver le contraire, que la majorité des femmes se sentent considéré grâce à cela, qu’elles aiment lire des phrases construites de la sorte, et que la cause avance plus vite grâce à cela (ce point là est dur à prouver je suis d’accord), je changerais d’avis avec plaisir. Aussi analyser l’autre partie de l’équation, énervement, perte de temps à écrire, à réfléchir, à argumenter comme on fait là…perte d’audimat dans des activités / sites qui peuvent pourtant améliorer la vie des gens (comme tu as déjà vu ici même), etc.
Alors que bien d’autres moyens sont possibles.

Aussi, j’ai toujours tendance à chercher l’efficacité maximale dans chaque chose, et comme je disais je la trouve relativement basse ici (l’efficacité), voir de simples coups d’épée dans l’eau.
N’est-ce pas même négatif ? À énerver les gens à propos du féminisme, comme beaucoup ont été énervé avec le bio, le développement personnel, la spiritualité ou autre, certains ne veulent même plus entendre parler de ces choses / causes à cause de cela, les associant directement avec des pratiques un peu extrêmes (ne voulant pas forcément dire violentes, mais très poussées ! Notamment à tendance prosélytique.).

Côté douceur, tu vois bien que même s’il n’y a que 10 mots, cela arrive à en insupporter certains, parce que cette fameuse application poussive / extrême ressort je pense, et un grand changement d’usage pour sûrement peu d’intérêt de leur point de vue (et du miens aussi).
C’est en ce sens que je t’invite à plus de douceur, en changeant de domaine, et tu sembles déjà être sur un peu tous les terrains, c’est tout à ton honneur encore une fois, à toi de voir ce qui sert vraiment, te fait plaisir et te coûte le moins d’énergie.


(Adrian Tombu) #5

Je trouve ça très bien l’écriture inclusive, et tant pis si ça fait des grincheux·ses. Même si ce n’est “que” pour 1% de la population (mais je doute que ça soit aussi minime), ça vaut le coup.

Si ça peut vous rassurer, on ne vous enlève pas votre grosse virilité en ajoutant des points médians dans les phrases !


Proposé avec ❤️par Camille Roux