Le rôle du Coach

Il est courant que des entrepreneurs ou des entreprises se fassent accompagner par des coaches.
Selon vous, quel est son rôle ? Que doit-il faire et ne pas faire ?

Bonjour @camilleroux,

A mon sens un coach est un conseiller qui apporte un point de vue ou encore qui partage des méthodes de travail, de marketing … etc
Personnellement, j’attendrais d’un coach qu’il soit un formateur mais avec plus de présence, de souplesse, de disponibilité et d’écoute.

Ceci dit, je pense qu’il doit garder son rôle de « conseil » et ne pas aller au-delà.

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Alors, il faut différence le rôle du coach de celui du conseiller, un coach questionne jusqu’à ce que le client trouve sa solution, il apprend à pêcher au lieu de donner un poisson… Il transmet des outils dans certain cas (par exemple moi je présente souvent des méthodes de travail, plusieurs à la fois pour que le client puisse choisir celle qui lui parle). La neutralité du coach est essentielle, même s’il a des connaissances dans le domaine du client car les solutions que l’on trouve sont celles que l’on va tester, contrairement aux solutions que l’on nous donne qui seront celles que l’on va critiquer…

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J’adhère ! tu dois être un très bon coach :slight_smile:

est-ce que l’on peut ajouter le mot « guide » à ton descriptif ? Si je prenais un coach j’attendrais aussi de lui qu’il me guide un peu, en tout cas cela me rassurerait.

Est-ce que l’on peut différencier 2 types de coach ?

Le coach « stratégie » du top management, celui qui permet à l’entrepreneur de se poser, d’ôter la tête du guidon pour regarder autrement sa société et son envirronnement.
Le coach qui va aider les opérationnels ou la force de vente à travers des méthodos et de la psychologie

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Merci! il y a autant de coaching que de coach, c’est donc assez difficile de faire une différence entre 2 types qui sont complémentaire. coacher un top manager ou un porteur de projet nécessite tout autant de donner des outils opérationnels qu’avec une équipe. d’autre part certaines équipes dysfonctionnent parce qu’elles n’ont pas de vision globale des choses, il faut donc les aider à sortir la tête du guidon pour regarder leurs tâches différemment.
La notion de guide est gênante pour moi, un guide fait avancer des personnes sur un chemin qu’il connait, or le coach ne connait pas nécessairement le chemin à prendre, il va plutôt être un Jiminy Cricket. Quand je dois donner une image du coaching, j’évoque celle de l’échafaudage: présent pendant les travaux, une fois le bâtiment terminé, il n’a plus rien à faire là…

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Il doit y avoir une différence entre un conseillé et un coach, même si les deux doivent absolument faire preuve de neutralité. Mais laquelle?

Un conseillé a un cœur de métier opérationnel et apporte une expertise. Il a de ce fait une obligation de résultats mesurables.

Le conseillé accompagne l’entreprise sous les angles fonctionnelles et opérationnelles. C’est à dire qu’il DOIT être présent jusqu’au bout du processus. En amont, il analyse les besoins, fait une étude de projet, élabore un certain nombre de scénarii et vérifie en aval l’impact du choix du client à tous les niveaux.

Cela revient à ce que tu as expliqué, @Will, mais peut être que la grande différence est que le coach s’attache au responsable de la structure alors que le conseillé s’attache à l’ensemble des parties. Qu’en pense-tu?

Quand on pense que les personnes qui reçoivent à pôle emploi sont nommés « conseillés ». Ca fait peur et du coup, ben on n’sait…, on n’sait plus!!!

Cela mérite d’être creusé :slight_smile:

Pour info, je suis conseillère RH et manager axée sur la qualité de vie au travail.

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[quote=« Love_Shr_, post:4, topic:2015 »] Est-ce que l’on peut différencier 2 types de coach ?
Le coach « stratégie » du top management, celui qui permet à l’entrepreneur de se poser, d’ôter la tête du guidon pour regarder autrement sa société et son envirronnement.Le coach qui va aider les opérationnels ou la force de vente à travers des méthodos et de la psychologie
[/quote]

On peut difficilement ranger un coach dans une boîte en limitant son intervention à un seul champ d’action. Evidemment il peut avoir un positionnement défini plus particulièrement sur du coaching individuel ou d’équipe, sur certains types de missions (reconversion professionelle par exemple) mais il est normalement doté d’une compréhension à la fois des ressorts de la psychologie de l’individu (et formé très souvent à la PNL, L’Analyse Transactionnelle ou encore la Process Com pour ne citer qu’eux) et du fonctionnement des organisations. Le coaching professionnel (business coaching) est un accompagnement qui prend en général en compte l’individu et les relations qu’il a avec son entourage professionnel.

Un coach n’est pas limité à un type d’intervention, il peut intervenir au niveau de l’individu, de l’équipe ou même de l’organisation. Un coach qui accompagne un dirigeant intervient au niveau individuel (la personne du dirigeant) mais touche nécessairement à la stratégie et potentiellement au décisions qui affectent l’organisation. Un cadre qui accompagne un manager va accompagner l’individu mais peut également souvent amener à étendre la mission à l’équipe qu’il manage. Même lorsqu’on coache un employé on est amené à avoir une lecture de son environnement professionnel de l’organisation dans lequel il s’insère.

A noter beaucoup de coach sont aussi formateurs ou consultants/conseillers, c’est donc la mission qui définit les modalités d’intervention, un coach peut aussi faire du conseil mais sa mission est alors effectivement différente.

Son rôle ? Il y a d’autres définition notamment par la SF Coach our EMCC je reprendrai la définition de l’ICF du coaching professionnel :

  • Découvrir et clarifier ce que le client souhaite accomplir pour établir un contrat fondé sur un objectif mesurable et daté, assorti d’indicateurs de résultat.
  • Aider le client à identifier ses motivations, ses stratégies et ses compétences.
  • Montrer au client l’ensemble des options qui s’offrent à lui.
  • Confronter le client à ses engagements ou à sa problématique, si cela peut le faire progresser.
  • Aider le client à dévoiler l’ensemble des options qui s’offrent à lui.
  • Aider le client à produire ses propres solutions et ses stratégies.

Dans cette définition il y a un élément commun à l’ensemble des organisations professionnelle, qui répond en partie à la question « Que doit-il faire et ne pas faire ? » : la définition d’un contrat comprenant des objectifs et la définition préalable d’indicateur, l’autre partie de la réponse le « ne pas faire » est couvert par la déontologie mis en avant par les organisations professionnelles, à noter toutes les organisations ICF, SFCoach, EMCC s’accordent sur des points clés qui ont fait l’objet d’une déclaration commune

Lorsque vous contractez avec un coach, choisir un coach certifié par l’une de ces organisation est un gage de respect de la déontologie, de l’exigence d’une formation initiale et continue. Ca ne veut pas dire qu’un coach qui n’est pas certifié n’est pas un bon coach, simplement il faut s’assurer qu’il est formé, qu’il respecte une déontologie et qu’elle est annexée à son contrat.

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«Depuis que j’ai pris ma retraite à la fin du mois de janvier 2013, je n’ai pas remis le pied dans l’eau d’un bassin de natation. Rien ne me manque (…) Je n’ai jamais aimé nager. Je suis arrivée à la natation par hasard, presque par accident, à un âge où l’on ne décide pas de grand-chose (…) Je n’ai jamais aimé nager. Ce que j’aimais, c’était gagner.» Laure Manaudou

Elle emménagera un temps chez Lucas, à Melun, et découvrira ses méthodes quasi militaires. «Je me fais engueuler à longueur d’entraînement et je m’en fous pas mal (…) Au fond, je sais que c’est ça dont j’ai besoin. Quelqu’un qui me canalise, me dirige, garde la main sur moi et ne me laisse rien passer. Autrement, il n’y a pas un matin où je me lèverais pour aller m’entraîner.»


Ce que j’en retiens c’est que le rôle d’un coach c’est pas surfait. Que vraiment cela peut faire toute la différence.
Parfois on a l’image d’Epinal le coach le brailleur le mec dont on peut avoir l’impression qu’il sert un peu a rien alors que…
En gros le rôle d’un coach c’est d’accompagner la performance et de cadrer la performance.
Selon moi qui n’en suis pas un mais potentiellement un client pour un coach,(mentor), c’est un gars (ou une femme) qui sait comment arriver a l’objectif et qui est capable avec son client de poser les bases et les systèmes et les automatismes pour que son client atteignent ses objectifs. Tout simplement.

Ce qu’ils doivent faire:

  • dire la vérité « Si vous faites ceci vous n’allez pas y arriver »
  • avoir une posture de mentor de « sachant » de celui qui à de l’expérience
  • comprendre son client savoir ou il en est et ou il veut y aller et à partir de la avoir dans sa tête ou sur papier un plan qui permet de débloquer les switchs mentaux et organisationnel nécessaire à la réussite des objectifs que le client souhaitent.

Ce qu’ils ne doivent pas faire:

  • Être irrespectueux
  • Trop dur
  • Ne pas cadrer la prestation et être trop dans une démarche j’accompagne de loin.

Ce qui peut être coton étant donné que les coachs sont payés par le client donc il est possible que l’on se disent qu’il puissent y avoir un biais et qu’il ne soit pas assez dur étant donné que si il vexe ou être trop dur avec le client, ils puissent prendre la mouche et dire « bon on arrête la prestation ».

http://sport24.lefigaro.fr/le-scan-sport/people/2014/10/09/27003-20141009ARTFIG00064-laure-manaudou-je-n-ai-jamais-aime-nager.php#xtor=AL-155-[facebook]

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@xmaximin je suis globalement d’accord avec toi mais tu ne distingues pas la nuance entre un mentor et un coach, le coach ne se pose que rarement en sachant. Ta phrase « si vous faites ceci ça ne va pas marcher » est l’exemple même de ce qu’on nous déconseille de faire. Le client doit expérimenter, ne serait-ce que mentalement son plan d’action. On va donc questionner ce dernier pour qu’il s’aperçoive que ça ne peut pas marcher. Le coaching se rapproche de la maïeutique donc de l’accouchement par la parole et non du partage d’expérience. demander à un coach de coacher uniquement sur ses zones d’expérience impliquerait que les gens qui divorcent se fassent coacher par des divorcés, les nouveaux retraités par des retraités plus expérimentés… bref au final le coaching est une posture, une méthode de questionnement plus qu’un partage d’expérience. Si tu regardes ton exemple, Lucas n’a jamais connu le haut niveau ou presque et pourtant, il a coaché Manaudou…

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Pas faux… C’est clair que j’ai confondu mentor et coach
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Coaching][1]

C’est spécial « la maïeutique donc de l’accouchement par la parole » en gros tout le monde peut être coach si il sait bien parler? Comment alors faire en sorte de ne pas passer pour un charlatan?
Finalement, un coach construit sa crédibilité sur ses résultats? Et que sur ça?
C’est un peu spécial. Mais pourquoi pas.
J’aurais tendance d’instinct à préférer un mentor. Quitte à ce que cela soit plus cher.

Je n’avais pas encore lu l’article de wikipédia mais d’instinct certaines de mes craintes sont traitées la bas.
[1]: https://fr.wikipedia.org/wiki/Coaching

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Tu pointes le plus gros problème de ma profession, c’est un titre professionnel non encadré, donc parfois c’est difficile de trier le bon grain de l’ivraie. La formation joue beaucoup, ce n’est pas parce qu’on parle bien qu’on peut être coach, c’est parce qu’on écoute bien, qu’on pose les questions qui sont utiles à la réflexion de notre client et qu’on dispose des bases théoriques, pratiques et méthodologiques nécessaires qu’on est un bon coach.
Le principal problème que je vois avec un mentorat, pour l’avoir vécu, c’est que le mentor va te dire " cette manière n’est pas la bonne fais comme ça, pour moi ça a marché" là ou le coach te dira « as-tu questionné ta manière d’agir, comment tu pourrais faire différemment? as-tu des exemples d’autres méthodes qui ont marché? » La position du client est totalement différente, d’apprentis dans un cas il devient acteur dans l’autre… Je prêche clairement pour ma paroisse en disant ça mais c’est ma conviction personnelle que je ne force personne à suivre bien entendu! Si certaines personnes préfèrent un mentor à un coach, libre à elle tant qu’elles sont heureuses et que cela leur convient…

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Effectivement, la méthode du coach est certainement géniale et je ne doute pas qu’elle donne des résultats. On se met au même niveau que l’autre c’est clairement de l’accompagnement, c’est pas du « top to bottom » et en plus on met le client en position d’acteur c’est plus dynamique et cela enclenche un processus interne directement.
Peut être qu’une manière de « contourner » le problème c’est de dire je suis un mentor car j’ai fait X , et Y (crédibilité) mais ma méthode d’enseignement c’est le coaching car je crois que dans cette méthode on peut obtenir des changements plus profonds. Voila je l’aurais « joué » comme cela.

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Dans l’éducation nationale certains professeur font ainsi.Ils poussent les élèves a chercher la solution puis si ils trouve pas ils donnent la solution et explique pourquoi c’est ainsi. Donc on a coach et mentorat ensemble au sein de la même expérience. Enfin je ne sais pas je dois surement déblatérer un maximum d’évidence ici. Je le répète je suis loin d’être un expert sur ces sujets.

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C’est effectivement une bonne manière de présenter sa position, tu as raison selon moi, on peut marier les deux mais il est difficile de le transmettre aux clients rapidement.

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Ok ça c’est de la vente, la tu communique sur tes résultats ta méthode sans utilisé de « buzzword » (coaching etc) surtout si le client ne comprends pas ce que c’est et ce que ce n’est pas. Tu communique la nature de ta prestation sur ces points forts. Quels que résultats obtenu chez des anciens clients si tu en as et « c’est dans la poche ».

Pas vraiment aligné avec Wikipédia sur le fait que le coaching permet au coaché d’approfondir ses connaissances, le coaching n’est pas du tutorat. Si on dit « approfondir sa connaissance de lui-même », c’est déjà plus proche.

En ligne avec Will sur le distingo entre coach et mentor et sur la définition du coaching.

Marier les deux c’est la bonne vieille question qui divise les coach « puristes » pour qui un coach est à 100% dans la définition de Will « Le coaching se rapproche de la maïeutique donc de l’accouchement par la parole et non du partage d’expérience », c’est à dire qu’il est dans une approche non interventionniste. Mais il existe des coach, pragmatiques, qui pensent qu’intervenir (donc influencer le client) peut être nécessaire (avec comme garde de fou inamovible sa déontologie). Bien sûr le curseur de l’interventionnisme n’est jamais tout ou rien, chaque coach aura son dosage et même une question sans diriger le client peut l’orienter dans un sens plutôt qu’un autre. On est alors sur une frontière coaching / mentorat plus perméable.

Dans le cadre sportif les choses sont plus simple que le dans le cadre du coaching professionnel ou personnel, donc je dirai pour élargir c’est d’accompagner le client vers son objectif, cela peut-être la performance mais pas seulement :wink:

La première étape c’est de travailler avec le client pour définir ce qu’il souhaite atteindre, précisément. La performance dans le contexte professionnel pour le client, cela veut dire quoi ? Il y a autant de « réponse » que de client et de contexte spécifique. Amener le client à clarifier son objectif est clé, sans objectif clair pas de coaching efficace.

C’est vrai le coaching n’est pas une profession réglementée néanmoins les organisations professionnelles font beaucoup pour structurer les choses. Cf mon point sur la certification (qu’elle soit ICF, EMCC our SF Coach), qui garanti non seulement qu’un coach est bien formé mais aussi c’est très important pour un métier d’accompagnement qu’il respecte une déontologie. C’est aussi une garantie qu’il actualise ses compétences (la certification se perd si on ne se forme pas régulièrement et qu’on est pas supervisé - et oui un coach digne de ce nom se doit d’être coaché :P)

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Proposé avec ❤ ️par Camille Roux