Outsourcing vos expérience SVP

Bonjour à tous,

Je serais curieux d’avoir des retours d’expérience concrets de personnes ayant déjà externalisé des tâches, voire des départements entiers, à l’étranger.

Comment avez-vous structuré cela (freelances, agences, plateformes, équipes internes à distance) ?
Qu’est-ce qui a bien fonctionné et qu’est-ce qui a posé problème ?
Y a-t-il eu des difficultés inattendues au niveau de la qualité, de la communication ou de la conformité ?

Je suis surtout intéressé par des retours pratiques et du vécu plutôt que de la théorie.

Merci d’avance pour vos partages

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Intéressé par les réponses également :eyes:

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Bonjour merci pour votre proposition. C’est plus du back office que je recherche. Mais sait-on jamais, vous pouvez m’envoyer votre contact en MP. Merci.

Bonjour, petit partage du point de vue d’une entreprise qui met en place des logiciels pour la collaboration à distance de plusieurs boîtes qui propose de l outsourcing. Il faut avoir des procédures ou workflows bien établis pour que l’experience soit bonne. Et aussi un bon logiciel de CRM/ERP. Pour notre part nous avons choisi la Tunisie, il y a des supers profils et on a gagné 50% sur la masse salariale. Sans parler de tous pleins d’autres avantages.

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Merci pour votre feedback, Effectivement j 'ai une idée des avantages en plus du coût réduit. Comment cela fonctionne? Les entreprises que j 'ai contacté me parlent de positions et de petits frais de mise en place (location espace + ordinateur + cadre mutualisé sur place) J 'en ai une qui à l 'air assez pro et qui a justement demandé directement les workflows des tâches que je souhaite externaliser.

Re, j 'ai trouvé une entreprise qui à bien cerné ma demande et qui m 'a proposé des profil anonymisés. Mon service IT va configurer les stations avec notre VPN et les accès. On va se charger de l 'onboarding. Le contrat m 'a l 'air fairplay… J 'essaie et je vous dirais. SVP vos expériences.

Bonjour alors Verdict ?

Le principal risque me semble moins être le recrutement que le transfert du savoir implicite et le contrôle qualité. Avant de généraliser, je commencerais par un seul processus pendant 30 jours, avec : une procédure illustrée, des critères de qualité mesurables, des délais attendus, des accès au strict nécessaire, une personne référente et un point hebdomadaire. J’ajouterais aussi au contrat la confidentialité, la réversibilité, la propriété des données et la procédure en cas d’incident. Cela permet de mesurer le temps réellement gagné avant d’externaliser davantage. Votre retour après cette première phase serait très intéressant.

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Hello de notre côté, après plusieurs mois d’expérience, le bilan est clairement positif.

Nous avons finalement choisi de travailler avec une entreprise américaine spécialisée dans l’accompagnement et la mise en place d’équipes offshore en Tunisie. Nous avions échangé avec plusieurs prestataires, mais celui-ci s’est vraiment démarqué par son approche.

Ce qui nous a convaincus n’était pas simplement le prix d’une position ou la mise à disposition d’un bureau et d’un ordinateur. Ils ont commencé par chercher à comprendre précisément notre activité, nos processus et ce que nous voulions réellement externaliser. Ils nous ont demandé les workflows, les tâches, les contraintes et les niveaux de compétence attendus, puis nous ont proposé une véritable feuille de route.

Ils nous ont également présenté des profils anonymisés correspondant réellement au besoin, plutôt que de simplement nous vendre des « positions ». C’est cette capacité à analyser le besoin avant de proposer une équipe qui a fait la différence avec les autres prestataires que nous avions consultés.

Une fois l’équipe en place, nous avons mis un manager à temps plein avec elle. De notre côté, nous avons fourni les processus BPMN, les workflows et une base de connaissances. Cela a énormément facilité la montée en compétence et l’autonomie.

Côté IT, nous avons fait le choix de traiter l’environnement comme un site distant de notre entreprise : box dédiée, environnement isolé, VPN, accès contrôlés et gestion des postes par notre propre équipe IT. Ils ont mis en place un accès contrôlé et des caméras.

Au niveau des profils, nous avons également eu une très bonne surprise. Le niveau d’analyse, d’implication et d’autonomie est vraiment élevé. La Tunisie s’est révélée être un excellent choix pour nous. Un vrai vivier de talents hors de la problématique Gen Z que nous n’avons jamais réussi à apprivoiser.

Évidemment, il y a un gain économique important, mais ce n’est finalement qu’une partie de l’intérêt. Le vrai bénéfice est de pouvoir industrialiser une activité avec une équipe structurée, des processus documentés et un environnement informatique maîtrisé, sans avoir à gérer directement toutes les contraintes liées à une implantation locale.

Pour donner un ordre de grandeur, le coût par position reste très inférieur à ce que nous aurions eu en interne, tout en permettant d’avoir des équipes structurées sur une base de 40 h/semaine. Environ 1000-1200 Euros en moyenne avec des devis plus faible non crédibles et des offre carrément hors marché du fait que le salaire moyen n’est vraiment pas élevé dans cette région.

Je serais d’ailleurs curieux d’avoir d’autres retours ici : ceux qui ont tenté l’expérience, avez-vous également privilégié un prestataire capable d’analyser vos processus en amont, ou êtes-vous passés directement par une logique de mise à disposition de profils ?

Et surtout, après 6 mois ou 1 an, qu’est-ce qui a réellement fait la différence dans votre expérience : le recrutement, le management local, les processus, les outils ou le prestataire lui-même ?

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Avant l’onboarding, je testerais l’organisation sur une seule tâche répétitive pendant deux semaines. Pour cette tâche : une procédure courte, quelques exemples de résultat attendu, les erreurs à éviter et un critère simple de validation.

Je prévoirais aussi un tableau des accès indiquant qui possède quoi et quand l’accès doit être retiré. Cela permettrait de distinguer rapidement un problème de recrutement d’un problème de procédure. Une fois la première tâche stable, le même modèle pourrait être réutilisé pour les suivantes.

Je suis d’accord avec ta méthode, mais certains contextes ne s’y prêtent pas forcément.

Dans le cas d’Asterix, à priori, il semble déjà avoir bien cadré son besoin et le choix d’un cadre sur place me parait judicieux même si je ne le sais pas de quel métier il s’agit: workflows, onboarding, VPN, IT, etc. De notre côté, c’est justement la qualité de l’analyse initiale du prestataire et la structuration des processus qui ont fait la différence.

Je pense donc que les deux approches sont complémentaires : commencer par une tâche quand le processus est encore incertain, mais pouvoir déployer directement une équipe lorsque le cadre est déjà mature.

D’autres ont testé les deux approches ? Quel a été le meilleur résultat dans la durée ?

Bonjour,

Je rebondis sur le tableau des accès, c’est la bonne base. J’y ajouterais deux colonnes : qui coupe, et sous quel délai. C’est au départ d’une personne que la majorité des problèmes arrivent, et si les accès sont dispersés dans douze outils la coupure prend des jours.

Sur les postes distants, le VPN donne un accès au réseau mais aucun contrôle sur l’usage qui en est fait. Le minimum utile c’est le MFA et un EDR surveillé sur chaque machine. Si vous êtes sur Microsoft 365, l’accès conditionnel permet de limiter les connexions aux pays et aux appareils autorisés, et les journaux d’audit sont à activer maintenant plutôt que le jour où vous aurez un doute.

Enfin, puisque vous posiez la question de la conformité au départ : vérifiez ce que votre contrat prévoit sur la suppression et la restitution des données en fin de mission. Ça se relit mieux avant la fin qu’après.

C’est le type de problématiques que nous traitons chez Nexxo, et je serais heureux d’en discuter plus en détail lors d’un échange Teams si le sujet vous intéresse.

Lilian Dulau, Nexxo Technologies France

Avec le recul maintenant, je pense qu’il y a quand même un point essentiel : il faut choisir un partenaire sur lequel on garde réellement la main, et surtout ne jamais externaliser la maîtrise de son SI.

Les équipes peuvent être externalisées, mais les comptes, le code, les données, l’infrastructure et les accès doivent rester sous le contrôle de l’entreprise. Une bonne analyse de risques en amont et un plan de reprise d’activité robuste sont également indispensables.

De notre côté, on privilégie plutôt une approche Linux / FreeIPA pour la gestion des identités et des postes. Des outils comme Wazuh et d’autres solutions de supervision permettent aujourd’hui d’avoir une très bonne maîtrise des stations et des équipements réseau. Avec les bons workflows, l’analyse quotidienne des logs ne représente d’ailleurs plus une charge énorme.

Nous gardons également la maîtrise du contrôle d’accès et de l’informatique, qui ne sont pas externalisés avec ce département. Le prestataire gère l’exécution et les ressources, mais l’entreprise conserve ses comptes, ses accès, son infrastructure et ses données. Les règles de restitution et de suppression des données en fin de mission doivent aussi être prévues contractuellement.

Enfin, nous avons aussi de bons résultats avec un système de primes lié à la rentabilité et à l’assiduité, qui permet d’aligner les intérêts de l’équipe externalisée avec ceux de l’entreprise.

Pour moi, le bon modèle est donc : externaliser l’exécution, mais conserver la connaissance, l’architecture, les accès et la gouvernance du SI.