Pour faire un MVP, web agency, freelance ou CTO directement ?

Hello,
Nous avons constitué notre startup mais notre CTO freelance vient de nous lâcher en plein lancement des user stories.
J’hésite aujourd’hui à passer par une agence pour externaliser dans un premier temps ou un freelance.
Ou alors faut-il être patient et trouver le bon associé technique ?
Si vous connaissez des pro Ruby, le projet est vraiment cool et ambitieux.
Merci

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Bonjour Olivier,

Je connais une personne dans le même cas que toi.
En tant qu’entrepreneur ayant la « casquette technique », je te dirai que ça dépend d’une chose : Est-ce que la composante technique de ton projet est stratégique pour ton activité ?

Elle l’est par exemple si les revenus que tu tires proviennent directement d’un produit numérique pris en charge par le CTO, que le produit informatique est en quelque sorte le coeur de ton activité.
Elle ne l’est pas par exemple si ton CTO doit simplement mettre en place un site « vitrine » de présentation de ton produit, ou un site de e-commerce.

Dans le 1er cas : je ne vois même pas comment parler de « CTO freelance ». Un freelance par définition est amené à partir une fois sa mission terminée, contrairement à un CTO qui doit être fortement ancré dans le projet, dès le début.

Clairement, pour moi (et certains me contrediront peut-être), externaliser les développements quand ils font partie du coeur de métier est une grosse erreur car c’est un élément à risque sur lequel on doit absolument avoir le contrôle.
C’est d’autant plus vrai si aucun associé de la startup n’est capable de contrôler la qualité du code qui a été produit (est-ce bien architecturé ? commenté ? documenté ? les choix techniques sont ils cohérents ? prennent ils en compte les évol futures ?).

Le risque majeur est de faire construire un chateau de cartes bancal, qui ne pourra pas être repris ou maintenu par quelqu’un d’autre du fait d’une mauvaise réalisation initiale et/ou d’un manque de passage de compétence.

Le niveau des réalisations en informatique est vraiment très variable. Si personne n’a les compétences pour guider/vérifier le freelancer, il faut compter sur la chance pour que le mec soit bon. Et même avec un freelance qui aurait tout bien fait (beau code tout bien documenté et clair), s’il n’est pas là pour former la personne qui reprendra le flambeau, ça peut ne pas être évident malgré tout.

Bref mes conseils dans ce cas :

  • Etre patient et trouver le bon associé technique (motivé et compétent). Ca peut prendre du temps et des efforts, mais ça vaut vraiment le coup.
  • Si on a pas de compétences techniques soit-même pour vérifier la validité d’un développeur : trouver un pote ingé pour être là pendant les recrutements.

Voilà mon avis est un peu tranché, mais j’ai vu trop de projets foirer à cause de mauvais développeurs ou de manque de transfert de compétences, donc si le dév est le coeur du produit, il faut y mettre les moyens, un point c’est tout :slight_smile:

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Totalement d’accord avec @neowalt sur la nécessité d’un CTO dès lors que l’aspect technique est structurant de l’offre (barrière à l’entrée, innovation, etc). Dans ce cas, pas de compromis possible => trouver un CTO!

Il y a un autre aspect auquel la question d’@Olivier_Croce fait référence: le statut « MVP ». Faire un MVP n’est utile que si on sait l’adapter en cycle super court et avec des spécifications mouvantes. Et c’est dur à faire avec un prestataire (disponibilité, planning, besoin de budget estimé, etc). Donc à mon avis l’approche MVP implique aussi une maitrise à l’interne.

Partenaire / sous-traitant: très bien dans tous les cas où la propriété intellectuelle correspondante n’est pas structurante (on peut envisager des dev avec IP par des partenaires, mais c’est plus compliqué) et dans tous les cas où il y a une certaine stabilité / prédictabilité dans le planning.

Merci Marc pour ta réponse. Si tu en connais des bons je suis preneur :slight_smile:
Ceci étant notre avance bien avec un duo back / front qui délivre.
A très bientôt.
Olivier

Pour ma part je dirais au contraire faire appel à des freelance pour faire avancer le concept et itérer rapidement sur le feedback utilisateur (ce que les lecteurs du Lean Startup identifient comme le « MVP » mais ce terme est tellement galvaudé qu’il n’a plus grand sens).

Dans mon expérience la plupart des « startups » se plantent de produit et il y a intérêt à faire appel à quelqu’un qui sait les erreurs à ne pas faire dans ce domaine, les tests à faire pour ne pas se planter complètement

Une fois que le marché est mieux compris/le produit est « validé » (encore une fois super attention avec ce terme il est mal compris), il y a plus intérêt à prendre quelqu’un en interne car en effet c’est une composante stratégique de l’activité.

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Je suis d’accord @tommyjarnac qu’un freelance apporte expérience et disponibilité, ce qui permet de lancer rapidement; et c’est bien! Mais (mon expérience tout au moins) un produit n’est jamais fini (ni « validé » à la première itération) et il faut donc continuellement avancer par itérations en cycles courts: si une startup n’internalise pas ce savoir-faire, elle fait immanquablement face à des problèmes de scalabilité, à termes. Donc trouver un CTO solide me parait un must dans la plupart des cas (again, sauf non-IP ou planning / specs stables); alors autant commencer dès le début quand on peut :slight_smile:

Bon courage @Olivier_Croce et congratz pour le momentum!

Un site e-commerce a souvent besoin d’un CTO qui travaille étroitement avec un CMO. Tout dépend de la taille de la startup, de son âge et du marché potentiel.

Qu’est-ce qui est plus risqué entre mettre en concurrence différents freelances versus voir le dév interne qui travaillait seul quitter le projet du jour au lendemain ? Avoir des freelances au début permet justement de diffuser le risque.

Je pense que la notion d’architecture, de documentation, de choix techniques cohérents, de prendre en compte les évolutions futures est totalement hors sujet ici, pire encore, un développeur/freelance/CTO qui passerait du temps à se contraindre en pensant aux évolutions futures ou à l’architecture dans la réalisation d’un MVP ou d’une première version ferait une erreur business. Utiliser un framework moderne (Rails, Symfony, Play, etc.) et versioner son code suffit pour que n’importe qui puisse rejoindre/reprendre un projet sans trop de difficultés. Et s’il faut casser des briques pour faire évoluer le projet et bien… il faut casser des briques, c’est aussi ça l’agilité.

Tu parles d’un freelance (ce que tu ne recommandes pas) ou d’un dev/CTO en interne c’est pas clair.

Mes conseils à mon tour :

  • que tu ai un dév/CTO en interne ou un freelance tu as toujours le même risque que décrit neowalt
  • trouver un bon associé technique peut se faire avec de la chance et/ou de la traction, si ta startup est intéressante, commence à avoir de la traction tu pourras voir des profils techniques venir vers toi
  • un associé technique doit être bien rémunéré (salaire + actions), la qualité se paye.
  • déléguer et se faire accompagner par des freelances peut se faire à différents étages : du développement, du brainstorm/conception, du suivi de développement, etc. là tu diversifie ton risque.
  • si tu n’as personne, n’attends pas les bras croisés, apprends les bases du code, apprends les bases d’une organisation de développeurs et du pourras mieux travailler avec des prestataires freelance, agence, peu importe.

Pour moi, une web agency, à partir du moment où elle ne fait que du forfait, n’aura pas de résultat viable.

Un freelance pourra aider à la création, pour moi c’est la meilleure solution, car la précarité permet de s’engager petit à petit. Les plus belles histoires entrepreneuriales que je connais ont commencé avec du freelancing. Ensuite, il faut que ce soit un bon freelance. Et ça c’est jamais évident, mais pour être sûr de travailler avec quelqu’un de bon, il faut soi-même apprendre à coder.

Un CTO, why not ? Tant que le CEO apprend à coder, ça peut le faire. Mais il faut pas que ce soit une fuite.

De plus, l’emploi en France est un engagement du patron envers le salarié / associé, et pas l’inverse :slight_smile:

@tommyjarnac et cette personne internalisée, ça peut tout à fait être le freelance à qui on continue à demander des choses, et qui peut petit à petit passer plus de temps sur le projet.

Oui, mais en général les meilleurs ont déjà un ou plusieurs projets perso, et pour les intéresser, et les motiver à faire du full time sur votre projet, amis entrepreneurs, un peu de freelancing aide à se tester.

Quand est-ce que vous avez proposé à une femme de vous épouser sans jamais l’avoir … vraiment rencontrée ? Bon je sais qu’on est dans une culture Chrétienne, mais il y a des limites, non ?

Je te conseille de tester la méthode Design Sprint ! Se sera parfait pour arriver jusqu’à prototype, voir MVP suivant ton projet. > http://www.liut.me/designsprint

N’hésites pas à me contacter si tu veux simplement en parler, je pourrais t’apporter pas mal d’infos sur la méthode.

Il manque une option dans ta liste : le bricolage excel / google form / etc.