Stagiaires en télétravail pour autoentrepreneur

auto-entrepreneur

(Workiboy) #22

Aïe aïe aïe. Lisez attentivement les réponses de @VincentB
Avec une SASU, vous pouvez vous en sortir à 350 € de frais de création tout compris si vous n’avez pas envie de vous en occuper, et environ 200 € si vous vous en occupez vous-même.

La CFE dépendra de votre adresse. A Paris, le plancher voté par la Mairie était par exemple de 76 € en 2017. Il est même parfois préférable de prendre une domiciliation d’entreprise à Paris si votre ville se montre trop gourmande (certaines municipalités ont voté un taux plancher supérieur à 1.000 € !).

Reste la question de la tenue comptable. Vous trouverez des solutions clé en main en cherchant bien, à moins de 1.000 € / an (avec un vrai expert-comptable, en chair et en os, qui s’occupera de vous).


(Louna Bajia) #23

Effectivement, ça fait réfléchir !! Merci pour ces infos précieuses.

Donc si j’ai tout bien compris, avec une SAS, si on ne verse pas de salaire, pas de minimum de charges sociales à payer (contrairement à une EIRL par exemple). Ça change beaucoup de choses !!!

Je ne comprends pas pourquoi il y a tant de différences entre les statuts. J’ai l’impression que rien ne ressemble à rien, aucun document de synthèse comparatif clair et à jour (à ma connaissance) et on laisse l’entrepreneur se casser le nez sur des problématiques administratives. Du vrai sadisme !

Bon, je pense que je vais partir sur la micro-entreprise pour commencer, et dès que mon activité démarre, basculer vers une SAS. D’après les différents échanges ça me parait être le plus pertinent. Pour les stagiaires, tant pis si les écoles font blocage, je m’arrangerai.

J’espère que c’est la bonne conclusion et qu’il n’y a pas un loup caché quelque part héhé :sweat_smile:


(Vincent BILLETTE) #24

Y en a un.

Il y aura une mutation de clientèle ou de fonds de commerce de l’EI vers la SARL ; le formalisme est lourd et l’opération taxable.


(Louna Bajia) #25

Eh beh …
Mais si je n’ai pas de fond de commerce, ça devrait aller non ?


(Vincent BILLETTE) #26

A ce stade faut voir le dossier… En ce qui me concerne on atteint un peu les limites d’un forum. :pensive:


(François Conratte) #27

Bonjour Louna,

Une école n’acceptera pas d’envoyer d’élèves si vous n’avez pas de locaux pour recevoir vos élèves.
J’ai par le passé essayé d’obtenir des stagiaires, n’ayant aps pignon sur rue, demande refusée.
Cependant pour des activités comme ploombiers, électriciens … cela n’est pas un problème car le stagiaire aprt sur la terrain.


(Louna Bajia) #28

merci François pour toutes ces réponses claires !


(Tanguy ⧓ Herrmann) #29

J’ai pour ma part un stagiaire en télétravail depuis la semaine dernière.
Je suis en SARL (EURL, étant associé unique) et l’école avec qui j’ai signé la convention de stage est plutôt avant gardiste, donc nettement plus ouverte à ce genre de fonctionnement.

De mon côté, mon travail est quasiment à 100% en télétravail, donc, au final, je le forme bien au métier que j’exerce. En utilisant les bons outils pour travailler à distance, ça peut fonctionner. Et de toute manière, mon rôle n’est pas de le fliquer, c’est de m’assurer qu’il apprenne bien dans son rôle et qu’il puisse également produire pour les besoins de mon entreprise. Les outils qu’on a mis en place permette de voir une évolution des tâches du projet et son avancement.

2 bémols :

  • le stagiaire est un ami de longue date qui a repris des études, et on a beaucoup de points communs liés au travail (informatique, jeu vidéo, jeu de rôle). Étant un ami, la confiance est plus grande en son assiduité (même si il se pourrait que ça ne se passe pas comme prévu, on verra ça dans 6 mois)
  • On va quand même prévoir des RDV physiques 1 fois par mois. Pour sa première semaine, je l’ai fait venir à mon domicile pour travailler, il a dormi chez ma mère (à 1km de là, je le conduisais). Si ce n’est pas un ami, il faut prévoir défraiement via hôtel, etc. En EURL, c’est facile, en AE, c’est pas la même chose.

Donc, je reste optimiste et je pense que c’est possible, mais le plus gros frein reste l’école, et pour la partie défraiement, une SARL/SAS est mieux faite pour à mon sens.

(kikoo @adriantombu)


Proposé avec ❤️par Camille Roux