Stagiaires en télétravail pour autoentrepreneur

auto-entrepreneur

(Louna Bajia) #1

Bonjour tout le monde,

Savez-vous si c’est possible en tant qu’auto-entrepreneur d’avoir des stagiaires en télétravail ?

Mon petit studio ne me permet pas d’avoir des stagiaires chez moi, donc le télétravail est la seule solution, ce qui ne pose pas de problème pour les tâches que je souhaite donner. Bien sur, je ferai plusieurs points physiques, plusieurs vidéos calls par semaine, la mission sera TRÈS TRÈS valorisante (en tout cas j’aurai bien aimé tomber sur une mission comme ça à l’époque où j’étais étudiante) et le stagiaire pourra échanger avec des prestataires externes et challenger ses performances en équipe.

Je donne toute ces précisions car je suis tombée sur beaucoup de personnes qui font des raccourcis faciles, qui pour elles stage en télétravail = arnaque = pas formation = pas de découverte d’entreprise. Ce que je trouve aberrant de dire en 2018.

Y a t il des entrepreneurs qui l’ont fait ou qui ont plus d’infos à ce sujet ?

Un grand merci d’avance pour votre aide,


(C SV) #2

J’ai du mal à voir quelle formation accepterait qu’un de ses étudiants fasse un stage en télétravail pour un auto-entrepreneur. C’est pour faire quoi comme type de stage dans quel domaine ?


(Vincent BILLETTE) #3

Aucune.


(Louna Bajia) #4

Merci pour la réponse.

et si j’en trouve, qu’en dit la loi ?


(Vincent BILLETTE) #5

Rien.

Si ce n’est que le stage s’inscrit dans le cadre d’une formation, que cela suppose de la part du Maître de stage qu’il se comporte en formateur et que dans le contexte que vous décrivez, vos chances de faire avaler ça à un responsable de diplôme sont du même ordre que celles de voir Ronaldo signer au FC Metz la saison prochaine.


(Louna Bajia) #7

Ça sera principallement de la veille concurrentielle et la participation à la rédaction de supports de communication.


(Louna Bajia) #8

Haha je ne suis pas footeuse mais je comprends que la probabilité que ça passe est quasi nulle.

Dommage …

Je vais poser une question peut être bête, mais comment l’école pourra savoir que je suis auto-entrepreneur si dans la convention je mets mon nom d’activité ?


(Vincent BILLETTE) #9

Mhhh ? Oh peu importe. Que vous soyez au micro ce n’est pas le problème. C’est la nature du job.


(Louna Bajia) #10

Ah vous voulez dire que c’est le ‘télétravail’ qui peut causer problème ?

J’ai une candidate qui m’a contactée justement pour un stage en télétravail (c’était sa demande). Je n’ai pas encore échangé avec elle mais normalement elle a dû en discuter avec son école.

Mais c’est vrai que j’ai peur de refroidir son école (ou elle) une fois que je parle d’AE, et je préfère ne pas avoir à le préciser.

la seule raison pour laquelle je souhaite devenir AE est pour avoir des stagiaires et un coup de main. J’ai longtemps hésité avec l’EIRL mais j’ai lu qu’on pouvait se retrouver avec des charges sociales à payer même avec un CA = 0 et je sais que je ne ferai pas de CA un moment (je fais dans la tech, startup tech donc il faut du temps)

Des idées? Des pistes ? Un brainstorm ? Je tourne en boucle depuis des semaines :frowning:

Merci.


(Vincent BILLETTE) #11

L’EIRL oubliez, c’est un nid à emmerdes.

AE ça n’existe plus, vous serez EI au micro.

Et oui, le souci sera le télétravail. En tout cas il est clair qu’en tant qu’enseignant je refuse ça.


(Louna Bajia) #12

Merci pour l’info pour l’EIRL. J’étais vraiment à deux doigts de me lancer. Qu’est-ce qui cloche avec ce statut ? C’est vendu comme LE statut pour les entrepreneurs qui commencent.


(C SV) #13

Une société en SAS permet de ne pas payer de charges sociales, s’il n’y a pas de revenus et donc de salaire. Par contre c’est plus compliqué niveau administration qu’être en AE et y’a des couts qu’il n’y a pas en AE. Tu parles de tech mais c’est dans quel secteur d’activité ? Qui seront tes clients des particuliers ou des entreprises ? C’est sur que les conseillers Pole Emploi sont parfois largués sur ces questions de création d’entreprise. Mais il y a des structures qui accompagnent les créateurs.


(Louna Bajia) #14

Merci pour votre réponse.

C’est pour une startup B to C, en gros une plateforme d’aggrégation d’évènements.

Oui mallheureusement, les coûts pour créer la SAS sont non négligeables et j’ai lu que même avec un CA = 0, il y a un minimum de charges sociales à payer + d’autres taxes comme la taxe CFE (cotisation foncière des entreprises). Donc au final on peut se retrouver à payer quelque chose comme 2000 euros de charges avec 0 de CA.

J’ai posé la question aux conseillers Pôle emploi mais aucun n’a sû me répondre ou me conseiller.


(Vincent BILLETTE) #15

Je ne sais pas par qui mais de toute évidence c’est une personne qui est accro à la hard. :kissing:

Et la marmotte…

Tout le monde la paie, que l’on soit en SAS ou pas…

Normal, ce n’est pas leur travail…


(Louna Bajia) #16

Ils avaient pourtant des arguments, mais j’aimerai bien connaitre les contre arguments, si vous avez des infos ou des liens je suis preneuse.

Que voulez-vous dire par ça ?


(Adrian Tombu) #17

Pour l’EIRL je crois que vous êtes tombée sur un blagueur, il est pourri ce statut, j’en suis vite revenu.

Pour la SASU, pas de rémunération = pas de charges sociales. Mais oui, ça coûte + cher à créer qu’une micro, et c’est plus compliqué à gérer (avoir un expert-comptable, c’est plutôt pratique).

J’imagine que les étudiants en télétravail sur la mission hyper valorisante ne bosseront pas plus de 2 mois moins un jour ? :wink:


(Louna Bajia) #18

Raté, ils auront une gratification et une bonne :wink:

Pour l’EIRL, je me suis basée sur une dizaine d’articles et des vidéos comme celle là :

qui présentent bien des arguments. Ce que je n’ai pas trouvé jusqu’à présent, c’est des élements concrets qui prouvent que c’est une mauvaise idée…

Qu’est ce qui vous a fait abandonner ce statut ?


(Adrian Tombu) #19

Le statut EIRL je l’ai abandonné parce que

  • Assez peu connu des experts comptables
  • Un statut un peu bâtard assez difficilement définissable, je le situe entre une EI et une EURL
  • L’affectation du patrimoine, un autre truc un peu bizarre
  • Le RSI mais c’est purement personnel

Je suis passé en SASU, tout le monde connait, adieu le RSI et le statut hybride, je paie plein de cotisations sociales et ça me convient tout à fait :smiley:


(C SV) #20

En SAS si y’a pas de salaire y’a pas de charges sociales c’est la différence avec une SARL ou il y a un forfait minimal


(Vincent BILLETTE) #21

Oui, sur internet vous trouverez aussi plein de preuves qu’Elvis est vivant, que les attentats du 11 septembre n’ont pas eu lieu et sont une manipulation des chinois du FBI ou que José Mourinho est en réalité un mec super sympa.

  • les frais de gestion ;
  • les difficultés déclaratives en l’absence de patrimoine à affecter ;
  • le coût de l’affectation du local si l’on est propriétaire ;
  • les difficultés en cas de refus du propriétaire si on est locataire ;
  • la protection du patrimoine à sens unique - le patrimoine pro n’est pas protégé des créanciers privés ;
  • la création d’un droit de suite pour les créanciers en cas de cession de l’entreprise - sans que ce droit de suite fasse l’objet de la moindre mesure de publicité ;
  • etc.

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