La malédiction des entrepreneurs?

Re,

On a parfois tendance à l’oublier, mais ce qui compte avant tout c’est d’aimer ce que tu fais, et d’être aligné avec tes valeurs personnels.
Ces dernières années, j’ai tout essayé pour faire de l’argent, vendre des produits surgelés et créer une boîte dans l’immobilier, ou service de conciergerie. Tous ces business avaient du potentiel, mais je n’ai jamais réussi à tenir. Ce n’est qu’après que j’ai découvert ce que signifie le « Pourquoi ? ».

C’est assez tentant de s’amuser à courir après l’argent ou la fuite du salariat à tout prix, mais il ne faut surtout pas oublier que connaître ses raisons profondes avant de créer son entreprise est indispensable.
Premièrement, si on veut développer une entreprise et apprendre au quotidien, il va falloir y passer du temps, et sans passion, c’est assez compliqué.
Deuxièmement, on passe à côté de la chance d’être épanoui dans son quotidien, « Je suis passé à côté de ça pendant longtemps ». Monter une entreprise ou travailler signifiait « Souffrir, râler, subir, » Tout sauf aimer se réveiller et passer du temps à aimer entreprendre.

Ma conclusion « Connaître les raisons de sa création d’entreprise », soit, "Pourquoi je veux vendre ce produit, ou créer ce service ?. A cela il suffit d’ajouter une bonne stratégie marketing et le tour est joué.

Est-ce que tu as connu cette situation ?

Oui dans certains cas, réfléchir au Pourquoi de son entreprise est suffisant pour se lancer…Dans bien d’autres, il est necessaire de s’interroger sur ses propres compétences pour parvenir à développer
l’entreprise…En effet, souvent on ne se connait pas assez: on ne connait pas ses aspirations (le fameux pourquoi) et on ne sait pas non plus quelles sont les compétences entrepreneuriales qu’on possède et celles qu’on doit développer. Enfin, on peut aussi s’interroger sur ses compétences comportementales (soft skills) qui vont être si importantes dans un très proche avenir…Bref, la création d’entreprise c’est une histoire de Pourquoi mais c’est aussi une histoire de connaitre et développer ses compétences entrepreneuriales…Que pensez vous de cela ?

Super Nathalie,

Je trouve votre réponse pleine de sagesse et bon sens, il y a vraiment un ensemble de compétences à avoir pour être un bon entrepreneur. En plus de cela il faut être en alerte sur ses propres motivations. Enfin bref, c’est une discipline rigoureuse, mais tellement motivante.

Pourriez-vous développer cette partie sur les sof skills s’il vous plait. Je suis précisément en train de travailler sur cet aspect comportemental. Et c’est vraiment un travail à temps plein.

Merci de votre réponse

Les soft skills, ce sont les compétences que nous devrons tous développer car nous entrons dans la 4ème révolution industrielle et l’intelligence artificielle exigera de nous des compétences « comportementales » ou « humaines » plus fortes…La liste des soft skills indispensables varie d’un expert à l’autre. je vous en donne deux versions:
La première:

  1. Autonomie
  2. Capacité à travailler en équipe
  3. Sens des responsabilités
  4. Capacité à s’organiser
  5. Capacité d’adaptation.
  6. Sens de la relation client est également en train de se diffuser dans tous les métiers
    La deuxième:
  7. Audace
  8. Vision
  9. Motivation
  10. Persévérance
  11. Adaptabilité

Tenez moi au courant si vous pensez à autre chose :slight_smile:

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Top Nathalie, c’est très complet et ça m’aide, merci.

Je travaille beaucoup sur ma communication (Capacité à passer un message de manière fluide et d’être agréable dans mes relations professionnelles ou amicales), et l’écoute active (Pour tout ce qui est vente ou création d’un produit). Ce sont vraiment des compétences très intéressantes et qui aident grandement dans notre quotidien.

Je ferai plus de recherche sur le sujet,

xoxo

Bonjour,

A mon sens (et pour simplifier aussi) on pourrait regrouper les entrepreneurs dans 2 grandes catégories :
Il y a ceux qui ont « ça dans le sang » et quelque soit le contexte… il leur faut monter un business. Certains d’entre-eux vont devenir des génies d’entreprise, mais d’autres peuvent finir mal, jusqu’à en devenir « malade » face à l’échec éventuel. (Pour rappel, beaucoup d’entreprises ne passent pas le cap des 3 premières années).
En réalité, dans cette première catégorie, ils sont assez peu nombreux, en comparaison de l’ensemble global des patrons d’entreprise…je dirais moins de 2% à 5%.
On en croise très rarement, et heureusement car quand ça arrive, je suppose que l’on doit avoir l’impression d’être face à un ovni.

Et ensuite, il y a l’autre catégorie de chefs d’entreprise…la très grande majorité…et c’est là que les choses se compliquent, lorsque l’on cherche à analyser les compétences communes aux « meilleurs patrons » historiques ou actuels.
Déjà rien que la notion de « meilleurs patrons » pourrait faire l’objet d’un débat, à lui tout seul.

En bref, les économistes, chercheurs, sociologues…s’accordent à peu près tous sur la liste des qualités requises pour être un bon entrepreneur…on trouve d’ailleurs pas mal de ces listes sur internet…mais aux qualités que vous avez déjà mentionnées dans vos messages, on pourrait ajouter celle du « Leadership », qui englobe plusieurs concepts tels que le charisme, la confiance en soi, la fermeté, la remise en cause, savoir convaincre les autres…etc.

Par contre, ce qui me fascine le plus dans le monde de entrepreneuriat, c’est l’adéquation entre suffisamment de « facteurs positifs » et le " bonTiming" d’une idée ou d’un produit. C’est qui va aussi contribuer à permettre l’émergence d’une idée, d’une entreprise…et au final d’un entrepreneur.
Un des facteurs est par exemple, arriver sur un marché (mature ou pas) au « bon moment », lorsque les clients ou prospects sont réceptifs à votre offre.
Ou bien, ça peut être : faire une « rencontre déterminante » qui va conditionner ou modifier ce que vous aviez imaginé sur le papier lors de la création de votre entreprise.
On peut donc l’appeler la chance, l’opportunité ou bien le destin…il y a très souvent des facteurs « indépendants » de vos qualités personnelles, mais qui vont avoir un impact majeurs sur le démarrage, le développement ou la réussite de votre entreprise.

Pour conclure sur ce qui précède, je pense que celui ou celle qui arrive à « provoquer ces facteurs positifs », dans la direction ou la vision qu’il projette, possède en lui une force supplémentaire pour réussir ses projets d’entreprises…
Et on a beau en avoir conscience, ce n’est pas facile d’y arriver, même avec toute l’énergie qu’on peut y consacrer.

J’espère que vous partager et comprenez ce que j’évoque derrière ces quelques mots…
Bien à vous

Bonjour,

Premièrement si on créer une entreprise avec pour seule idée de faire du pognon c’est déjà mal parti. En prenant, compte du marché, du temps investi, la capacité à s’adapter et le temps de se faire connaitre …

La passion et les compétences, c’est là que ce trouve la clè. Il faut d’abord déterminé ce que l’on aime faire, car vous l’avez vous-même compris, si on n’aime pas ce que l’on fait ça ne fonctionne pas. Ensuite, connaitre ses propres compétences, car avoir une passion c’est bien, avoir les compétences liées à cette passion c’est toujours mieux pour devenir un expert dans son domaine.

Pour illustrer tout ça dans mon cas, j’ai travaillé dans plusieurs entreprises et même si j’avais les compétences je me suis vite rendu compte que cela ne me plaisait pas du tout. On a beau avoir un salaire satisfaisant, quand on se lève le matin on n’a pas envie d’aller bosser et le soir on a hâte de rentrer chez soi.

Devenir entrepreneur c’était faire de ma passion mon métier. C’est une grande liberté de travail dans lequel je me suis vraiment épanouie. Pour dire je n’ai jamais vraiment l’impression de travailler tellement j’aime ce que je fais, je ne vois pas le temps passé et je bosse parfois tard le soir sans que ça me pose problème. Quand on aime, on ne compte pas comme on dit.

Être entrepreneur c’est aussi être capable apprendre constamment pour devenir meilleur, pour rester compétitif. C’est se creuser les méninges parfois à 2 h du matin pour trouver des solutions. C’est parfois beaucoup de réflexion que l’on se fait sur soi et son entreprise, chercher des solutions pour se développer. Parfois des échecs, mais quand on à la passion que j’ai et la foi en notre réussite on se révèle et on avance.

Le point négatif de l’histoire c’est que les gens qui ne sont pas ou n’ont pas été entrepreneur, ne voient que la réussite. Ils ne voient pas ce qu’il y a derrière, tout le chemin et les embuches que l’on a traversés pour assurer cette réussite.

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Super, je ne peux pas dire mieux.
Être aligné avec sa passion et développer des compétences.
Et oui ! L’entourage ne comprend pas toujours ce qu’on essaie de faire.

Bonjour,

Ce qui vient « contredire / fausser » votre image de l’entrepreneuriat, c’est que malheureusement la très grande majorité des patrons ne travaillent pas forcément dans le secteur qui les passionnent…et pourtant ils continuent. Avoir une idée, la développer ou reprendre une activité existante pour l’améliorer, suffisent parfois à vouloir se lancer dans l’aventure de l’entreprise.
Bien sûr, la « passion » peut être source d’inspiration et de création, mais il y a de nombreux cas de sociétés inscrites dans un modèle de « suiveur » qui sont des exemples de réussites reconnues au moins d’un point de vue commercial et financier.

C’est vrai que sur le papier, c’est plus sympa de travailler de manière passionnée, dans un domaine dans lequel on se sent bien…mais ce n’est pas toujours facile d’en « vivre » selon les compétences et les qualités dont on dispose. Par contre on peut tout à fait devenir un « excellent patron » (notion à définir et à débattre), en sublimant les idées des « autres », non ?

Oui, tu as raison, DDV. Il y a différent type d’entrepreneur : Du boulanger à l’infopreneur en passant par la startup (Il y a un faussé).

Intéressant ce que tu dis. Selon toi, on ne peut pas toujours vivre de sa passion ? Je suis en train de faire un énorme travail de ce côté, et je me suis juré de monter mon entreprise dans un domaine qui m’anime.

Je crois qu’on peut vivre de sa passion SI et seulement SI « On a la stratégie, et les compétences pour ». Pour moi monter une entreprise c’est comme une science. Il y a des règles à respecter et ça limite la casse.

J’attends ta réponse avec impatience.

Pour moi c’est aussi la beauté d’entreprendre. Et la personne qui sait monter une entreprise de A à Z peut aussi aimer ça. En totu cas c’est une belle compétence.

Je ne pense pas qu’il y ai une malédiction de l’entrepreneur, mais il y a une malédiction de l’éducation entrepreneuriale. Surtout si on suit certains influenceurs qui nous font croire que l’on peut créer un empire en quelques semaines grâce à internet.

Je n’ai que 33 ans et j’ai fondé 7 entreprises dans ma vie, avec seulement 3 échecs et encore, une de ces entreprises développait des tableaux de bords sur excel et je n’avais pas assez de clients, Qlickview qui est un super outil m’a tué la société… Pour moi c’est un échec mais avec le recul actuel je pense que l’on aurait pu aller très loin avec cette boite.

Gagner de l’argent avec son entreprise est important et vouloir en gagner est primordial ! Pour survivre aux charges et changements de fiscalités en France il faut vraiment être orienté PROFITS et aimer faire de grosses marges.

Pour moi la passion du secteur est intéressant mais ce n’est pas si important, il faut trouver sa motivation ailleurs, son POURQUOI (personnel pas le WHY de l’entreprise) est encore plus important que la passion. Le secteur va évoluer et la passion va se perdre au fur et à mesure que l’entreprise va grossir car faire de sa passion son métier a un effet d’érosion sur la passion.

Pour ma part, j’essaye d’apprendre à mes coachés à aimer le PROCESSUS. Accepter et profiter des étapes. Se passionner par le développement et la croissance maîtrisée, etc…

Il y a effectivement plusieurs profils d’entrepreneurs mais je ne sais pas si il y a beaucoup de façon pour réussir à monter un business prospère.

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Malheureusement il y a de plus en plus de publications de ce genre sur le net. ET de plus en plus de gens qui de ce fait, se lancent dans l’entreprenariat sans même s’être renseigné et en pensant que c’est super simple de gérer une entreprise. On le vois trés bien sur les groupes facebook, les même questions basiques qui reviennent ( comment déclarer son CA, est-ce que je dois donner une facture, c’est quoi le CFE ? je travail chez moi est-ce que je dois le payer ? etc). C’est assez effrayant comme constat, comment peut-on gérer une entreprise et la développer si en amont on n’as même pas pris la peine de s’informer, et de prendre connaissance de comment cela fonctionne ?
Tout le monde ne sera sans doute pas d’accord avec ce que je dis, mais partir à l’aveuglette de la sorte c’est le meilleur moyen de faire des erreurs fatales et un echec.
Alors heureusement tout les entrepreneurs ne sont pas comme ça, tout le monde n’est pas à mettre dans le même panier.

Pas forcément, tout dépend des gens. J’ai plus de 10 ans à mon actif en gaphisme et ma passion n’as pas bougé d’un pouce. Il y a ceux qui sont mordu de leur métier qui n’ont pas envie de faire autre chose tellement ils adorent se qu’ils font et les autres, les gens normaux.

Tout comme nous avons chacun une vision différente sur l’entreprenariat, c’est cette vision et surtout la personne à la tête de l’entreprise qui détermine la réussite ou non. Il n’y a pas de recette miracle quant à la prospérité d’un business, il y a trop de paramètre à prendre en compte. L’essentiel c’est de savoir s’adapter, de prendre les bonnes décisions et ça on ne l’apprend que sur le terrain.

Effectivement, et la taille des ambitions aussi joue beaucoup sur le dirigeant qui doit être à la tête de la structure.

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Tout à fait d’accord.
C’est comme en « cuisine », il y a des milliers de recettes, des milliers de goûts et « goûteurs », mais au final, seulement certaines recettes font la différence sur le marché.
Et les « génies d’entreprise » sont rares…mais les entrepreneurs qui marchent ont un certains nombres de points communs, mais peuvent avoir des approches et différences fondamentales.
Ce qui fonctionne dans tel ou tel domaine, ne marche absolument pas pour tel et tel autre.
C’est aussi ce qui fait la « magie » de ce rôle !

Tu différencies Passion du pourquoi (WHY). Est-ce que tu pourrais développer un peu plus s’il te plait. ça pourrait aider pas mal de personne.

Excellent ! Est-ce que tu fais une espèce « D’éducation sentimentale ? » Sur la manière d’apprécier comment développer sa boîte ?

Pour la passion c’est une activité ou un loisir, c’est tangible : tu es passionné par la natation, l’équitation, la mode, la sexualité, la santé, les sciences cognitives etc… tu peux donc créer ton entreprise autour de ta passion.

Le WHY, c’est plutôt qu’est-ce qui te fait te lever le matin quand rien ne va, pourquoi tu vas accepter de galèrer autant à tes débuts et qu’est-ce qui va te faire t’accrocher lorsque tes proches te diront que tu perds ton temps.

J’aide effectivement les membres du programme a apprécier leurs succès, à se récompenser lorsqu’ils atteignent leurs objectifs, à savourer le plaisir des clients et à encourager leurs salariés…

Nous créons des espaces de prospérités qui vont bien plus que la réussite économique.

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Excellent !

Merci de ta réponse Florian.

Tu as résumé en une phrase ce que j’ai pris des années à comprendre.

Top !

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Merci Hendrick alors, ravi d’avoir pu t’aider dans cette réflexion :slight_smile:

Proposé avec ❤ ️par Camille Roux