La semaine de 4 heures (Tim FERRIS)

livre

(jeremy_goldyn) #21

Bonjour Tibastral,

Est-ce que le livre “secrets of power negotiating” n’est pas un peu similaire à “Le petit livre rouge de la vente” ? Sur le fond.

Je te demande ça car par rapport à la semaine de 4 heures, “Le petit livre rouge de la vente” explique pas mal de choses contraires en disant qu’il faut se lever plus tôt que ces concurrents, faire plus, etc. Et pourtant j’ai beaucoup aimé ce livre aussi.

Donc ma question est quand tu dis que c’est complémentaire, n’y a t-il pas de temps en temps des incohérences entre les deux approches ?

Jeremy


(Thibaut Assus) #22

Non, c’est complémentaire, car les notions abordées sont orthogonales :slight_smile: Ça ne parle pas de la même chose.


(Fanny) #23

En résumé, je suis d’accord avec Ferris sur l’externalisation de certaines tâches surtout celles qui sont chronophages et dont on ne possède pas l’expertise. Je suis d’accord aussi qu’il est idiot de travailler 80 heures par semaine et de ne profiter de rien. Il parle très bien du paramètre “temps” parmi les richesses à posséder. Et je le rejoins sur la productivité qu’il sait génialement améliorer par instinct (ex contourner le barrage des secrétaires pour la prospection…)

Ceci dit, les passionnés de leur métier (chefs étoilés, acteur de théâtre ou chercheur…) ne sont pas du tout concernés car c’est en bossant qu’ils se sentent vivants.

Sur d’autres points, il m’apparaît comme une tête brulée tentant un peu tout et n’importe quoi du tango à la boxe(contrairement à un Steve jobs passionné toujours sur sa lancée ou à un Karl Lagerfeld génie créateur) , qui n’a pas toujours une éthique profonde vis à vis de ses clients, voire pas du tout à certains passages du livre, n’hésitant pas à tout automatiser. Du coup, les clients parlent avec des robots… et là, je crois aussi que se jouer de ses clients de cette façon, c’est ne pas prendre plaisir à faire son job et ne pas s’y épanouir dedans alors autant en changer et trouver vraiment sa passion.

Bref, les gros bosseurs, les Mozart du travail bien fait par passion, les Steve Jobs, les Bernard Werber et les Yves Saint Laurent, me fascineront toujours plus que ces gens qui vous envoient des newsletters automatisées pour vous vendre de l’e-book souvent écrit sans talent pendant qu’ils sont sur la plage.


(Thibaut Assus) #24

Mozart aimait bien s’amuser aussi. As-tu vu Amadeus ?


#25

Salut @tibastral,
Tu peux préciser à qui tu parles ?! :wink:


(Kevin Jourdan) #27

Le titre en soit est complètement marketing et d’ailleurs Tim Ferris explique dans certaines ITW que le choix du chiffre 4h est uniquement le fruit d’AB tests effectué sur Adwords. C’est celui qui a généré le plus de clics qui l’a emporté.

Au delà de ça, certains l’ont mentionné, le nombre d’heures n’est pas ce qui importe dans le bouquin, mais plutôt la méthodologie pour atteindre un niveau de productivité plus élevé nous permettant de nous détacher des heures de travail “imposées” pour passer plus de temps sur des heures de travail “plaisir”.

Cela se traduit pour Tim Ferris par 4h de travail “ennuyeux” si on peut dire par semaine. Travail imposé. Tel que traitement de ses emails, RDV obligatoires, tâches administratives, et je ne sais quoi d’autre.

Mais au delà de ses 4h il passe probablement 40h par semaine à travailler sur d’autres projets “plaisir”. Un nouveau bouquin, apprendre un nouveau sport ou une nouvelle langue, etc… Au final, sur sa semaine, il a peut être bossé 50h, mais uniquement 4 de ces heures ont représenté des heures de travail ne lui apportant pas forcément de plaisir.


(Philippe Larcher) #28

La confusion venant du terme “travail” qui est polysémique…


(Karim) #29

Bonjour,

Comme tout le monde ici j’ai lu le livre, et comme tout le monde j’ai mon point de vue :slight_smile:

Le concept de vie, n’est pas de vivre la semaine de 4h, il a déjà été dit ici : c’est purement marketing.

L’idée provient d’un mouvement au US (dont j’ai oublié le nom) qui pense qu’on doit découper sa vie entre période d’activité intense (lancement de produit/service, gros contrat, rush commercial, etc.) et période de repos pour se recentrer sur soi.

Stefan Sagmeister, explique à mon avis, beaucoup plus justement ce concept.
A voir sur le TED : http://www.ted.com/talks/stefan_sagmeister_the_power_of_time_off

Tim Feriss a surfé sur cette vague en remarketant le concept.
Comme il l’a fait avec deux autres notions importantes dans son livre…

La modélisation des processus :

  • On cartographie les processus métiers (et procédures) pour voir ce qui peut être amélioré, mettre des point de contrôle, automatiser certaines tâches, supprimer les tâches à non valeur ajoutée, externaliser (cf. point suivant).
    On appelle ça le BPM (business process management).
    Tim Feriss consacre un large chapitre la dessus en montrant son modèle d’entreprise et comment il l’a optimisé.

Le repositionnement vers son coeur de métier :

  • Tout ce qui n’apporte pas de valeur ajoutée par rapport à son cœur de métier est externalisé (GRH, Compta, Standard/Accueil, Services généraux, etc.)
    On appelle ça le BPO (business process outsourcing).
    Tim Feriss consacre un large chapitre la dessus avec l’externalisation vers les assistants virtuels par ex.

Ces deux notions phares dans le livre de Tim Feriss sont appliquées dans les grands groupes depuis plusieurs décennies (depuis mon entrée dans la vie active, il y a longtemps maintenant, je n’ai pas vu une seule boite ne pas appliquer ces principes là).

Tout comme Eric Ries (LeanStartup), Ferris n’a rien inventé, juste remarketer des concepts appliqués depuis 20 ou 30 ans (voir plus) en enlevant tous le vocable professionnel pour mettre ces notions à la portée de personnes n’ayant jamais entendu parlé de ça.

Le livre reste tout de même un bon point d’entrée si tous ces concepts te sont inconnus.
Mais il faut aller plus loin pour vraiment en comprendre la portée, les avantages et inconvénients, la mise en pratique et les appliquer de manière vraiment professionnelle: donc ne pas se limiter au seul “semaine de 4h”.

Sinon, sur un autre point du livre, je reste assez dubitatif quant à l’application qu’il fait de la loi de Pareto.

On ne peut raisonnablement pas conserver seulement 20% des clients qui apporte 80% du CA.
On voit ce que ça donne dans la sous-traitance automobile : 3 ou 4 gros clients par prestataire avec un rapport de force démesuré et qui en profite donc pour plier le prestataire à ses 4 volontés sous menace de partir ailleurs.

Il faut savoir mettre le curseur au bon endroit afin que si l’un des gros clients vire vers le low cost ou devient ignoble, on puisse compenser cette perte par quelques autres petits (en attendant de retrouver un client équivalent).
C’est un calcul qui doit se faire par rapport au seuil de rentabilité (dommage qu’il n’en parle pas et reste simpliste sur ce point).


(Thibaut Assus) #30

Je parlais à Fanny :slight_smile:


(Stephane) #31

Bonjour,

Je suis en train de lire le fameux bouquin… Un livre pour les entrepreneurs dans le quel, pour le moment, je n’ai pas lu une seule fois le mot “client”… Déjà 60 pages, et rien. En revanche, un rejet profond de la société et du genre humain. En revanche, il nous raconte des jolies histoires (vraies ? fausses ?) qui servent son propos.

C’est marrant cette volonté d’opposer les “nouveaux bienheureux” aux autres. D’ailleurs, l’auteur (pardon pour les vrais auteurs) apportent des tas de choses… sans jamais donner le début d’une preuve (on fait comme ça dans les sectes aussi).

Je vais continuer de lire ce… je n’ose plus appeler cela un livre… je vais donc finir ma lecture. Mais diantre, que c’est pénible cet amas de poncifs, cet enfoncage de portes ouverte, et cette façon de vomir sur un système qu’il utilise à plein. Parce qu’il est bien gentil le Tim, mais si tout le monde était comme lui, d’une, le système ne tiendrais pas une journée (qui pour piloter son avion, lui enseigner la boxe, etc…) et de deux, il ne serait pas riche puisque tout le monde serait heureux et personne n’aurait acheté son torchon.

Partir du principe que tous les salariés s’emmerdent dans leur vie, voilà un sacré raccourci. En gros, 60 pages lues, c’est a peine digne d’un vulgaire ebook d’un blogueur débutant.


(Stephane) #32

les gros bosseurs, les Mozart du travail bien fait par passion, les Steve Jobs, les Bernard Werber et les Yves Saint Laurent, me fascineront toujours plus que ces gens qui vous envoient des newsletters automatisées pour vous vendre de l’e-book souvent écrit sans talent pendant qu’ils sont sur la plage.

C’est rassurant ! \o/
Il y a des gens qui savent porter un regard lucide et critique sur ces méthodes. Tout n’est pas perdu ((:


(xmaximin) #33

Je pense que cela dépends de la qualité des ebooks.
Malheureusement, la très grande majorité des adeptes ne font pas de qualité.

Cela donne une opportunité énorme à ceux qui sont capable de fournir de la qualité et d’être légitime et de tout prendre.

Ces gars la excellent dans le marketing et la génération de lead (client potentiel).

Ils ont de bonne techniques cette fameuse génération de lead sans qui rien n’est possible.

Car on a beau avoir le meilleur produit. Être très compétent si l’on a pas de client qui paye , on meurt.

Bon je dis tout cela mais je n’ai pas lu le livre de Tim Ferris par contre. (Parce que le titre est trop fort pour que j’y crois, et que j’ai beaucoup de livre à lire et beaucoup de choses à faire.)


(Pierre-Alexandre Kofron) #34

ça me rappelle exactement le malaise que j’ai ressenti après avoir lu “Rich Dad, Poor Dad” :wink:


(toto) #35

le topic a été mis à jour et j’ai donc lu tout l’historique…

@Fanny je ne suis pas du tout d’accord avec toi, pourquoi penses tu qu’en automatisant son process on ne respecte pas un client ?

Donc en partant de ta pensée, Lustucru ne respecte pas ses clients parcequ’ils ne personnalisent pas leur emballage ? (mon contre argument est à la hauteur de ton argument :wink: )
Je sais ces “gourous” du marketing énervent parcequ’en plus d’avoir réussi dans leurs niches, ils vendent leur méthode pour se faire encore plus d’argent… et effectivement @xmaximin tu as tout a fait raison, tu ne doit pas avoir plus de 5% de leurs adeptes qui réussissent.
Mais avez-vous comparé à d’autres méthodes ? aux formations classiques ? aux formations universitaires ? franchement leur taux de réussite ne doit pas être plus glorieux.

Je veux bien entendre des critiques sur tout le monde (j’aime bien d’ailleurs, j’suis un peu “langue de pute” :slight_smile: ) mais encore faut-il argumenter et construire cette critique.

Pour l’automatisation : pourquoi ne pas automatiser ? pourquoi ne pas envoyer 1 mail par jour à ses contacts ? Qui est choqué de recevoir son journal tous les jours ?
Comme tu dis, seule la qualité du contenu et du service est important. Ensuite si le client est content, je ne vois pas ou est le problème d’automatiser ou non les taches.

Pour ce qui est du livre, j’suis ok avec tout ce qui a été dis, évidement Ferris ne boss pas que 4 heures par semaines… ou en tout cas ne bossais pas si peu au démarrage. Car au début lorsque l’on veut monter un business c’est plus 80h que 4h ! Après au fur et à mesure l’idée est d’automatiser ce que l’on peut pour se concentrer sur les taches les plus stratégiques et réduire son temps de travail pour avoir une vie plus harmonieuse.

Et concernant les passionnés qui passent leur vie à travailler (chercheurs ou autres chefs d’entreprise), donnez moi des exemples de mecs qui ont une vie perso épanoui à coté, perso je n’en connais pas…

:slight_smile:


(Stephane) #36

Le truc qui me gêne dans leurs méthodes ?
“J’ai réussi, ça marche pour moi, ça marchera pour vous, c’est garanti”.
Bah la preuve que non… Et ensuite se défausser sur leurs clients > “tu as échoué parce que tu n’as pas fait comme moi”.

Logique, toi, tu as mis 10K€ dans l’acquisition d’une liste mail, mais ça, tu ne le dit pas à tes clients…

En soit, automatiser des tâches, waoo… quelle nouveauté. Merci Mr Ford ^^
Mais mentir et promettre de l’argent en guise de “valeur ajoutée” ? Facile. Tu parles d’un marketing toi.
Donne moi une liste de 10K mails, et tu vas voir si je vais générer des revenus, en promettant monts et merveille, même le dernier idiot peut y arriver. C’est de la masse et une promesse d’argent. Ah oui, tu parles d’experts toi \o/

J’aimerais bien, ces “experts”, les voir à l’oeuvre sur un paquet de pattes, ou autre produits, là, on verrait bien la valeur réelle de leur compétences ((:


(Stephane) #37

Ma femme, mon voisin de palier, qui vient de reprendre son entreprise, et qui s’éclate…
Je dois avoir de la chance je pense :stuck_out_tongue:


(toto) #38

@4h18 Stéphane, Je comprends et effectivement leur marketing est poussé à l’extreme… ce qui peut tromper certaines personnes. Sur leur compétences, les stagiaires des agences de com’ ou dans les grandes boites ne sont pas forcément meilleurs… et pourtant c’est bien la réalité ! la plupart des dossiers sont gérés par des stagiaires, et même les dossiers importants avec des gros budgets.

Pour ta femme et ton voisin j’espère que cela durera et je trouve ça génial ! tant mieux :slight_smile:

Le cas de figure que je décris c’est : travailler 80h/semaine, et pendant plusieurs années. Jeune, sans enfants ok. Mais même les cadres dirigeants finissent par faire des burn out et changer de vie ou réduire l’allure.
Pour moi c’est surhumain, après certains y arrivent et tant mieux, mais ils ne peuvent pas représenter un modèle à suivre.


(Tommy Jarnac) #39

@4h18 qu’est ce que tu entends par “rejet profond de la société et du genre humain”? Tim Ferriss est un hacker au sens premier du terme, c’est ça que je trouve rafraichissant chez lui. Ce n’est pas parce que la majorité fait d’une certaine manière qu’il faut accepter sans se poser de questions.


(Stephane) #40

Il insulte les salariés, les patrons, son pays… rafraîchissant ?
Le type crache sur la société, et finalement, l’utilise. C’est chouette.


(toto) #41

On a pas du lire le même livre…


Proposé avec ❤️par Camille Roux